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	<title>Netpolitique &#187; monde</title>
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		<title>Kony 2012 ou l’avènement du plaidoyer 2.0</title>
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		<pubDate>Wed, 21 Mar 2012 08:59:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>SMagniant</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<div id="tweetbutton2729" class="tw_button" style="float:right;margin-left:10px;"><a href="http://twitter.com/share?url=http%3A%2F%2Fnetpolitique.net%2F2012%2F03%2Fkony-2012-ou-l%25e2%2580%2599avenement-du-plaidoyer-2-0-2%2F&amp;via=netpolitique&amp;text=Kony%202012%20ou%20l%E2%80%99av%C3%A8nement%20du%20plaidoyer%202.0&amp;related=&amp;lang=fr&amp;count=horizontal&amp;counturl=http%3A%2F%2Fnetpolitique.net%2F2012%2F03%2Fkony-2012-ou-l%25e2%2580%2599avenement-du-plaidoyer-2-0-2%2F" class="twitter-share-button"  style="width:55px;height:22px;background:transparent url('http://netpolitique.net/wp-content/plugins/wp-tweet-button/tweetn.png') no-repeat  0 0;text-align:left;text-indent:-9999px;display:block;">Tweet</a></div><iframe src="http://www.facebook.com/plugins/like.php?href=http://netpolitique.net/2012/03/kony-2012-ou-l%e2%80%99avenement-du-plaidoyer-2-0-2/&amp;layout=standard&amp;show_faces=1&amp;width=450&amp;action=like&amp;colorscheme=light&amp;font=" scrolling="no" frameborder="0" style="border:none; overflow:hidden; width:450px; height:25px"></iframe><p>Kony 2012 ? Qui n’a pas entendu parler de cette vidéo qui a d’ores et déjà fait le tour du monde et qui est officiellement devenue, le 13 mars 2012, la vidéo la plus virale de tous les temps en atteignant les <strong>100 millions de vues</strong> <strong>en 6 jours. </strong>Cette vidéo, réalisée par l’ONG Invisible Children, est bien plus qu’un simple buzz, elle marque<strong> </strong>l’avènement d’une nouvelle ère : celle du plaidoyer 2.0.</p>
<p><strong>Le précèdent Human Rights Watch</strong></p>
<p>Malgré les critiques marquées de certains  articles, on ne peut pas dire que Joseph Kony était un total inconnu du web. En effet, dès le début de l’année 2009, l’ONG Human Rights Watch (HRW) avait tenté de médiatiser les atrocités commises par l’Armée de résistance du Seigneur (LRA pour <em>Lord&#8217;s Resistance Army</em>) et son chef Joseph Kony. HRW avait cherché à sensibiliser l’opinion publique internationale sur cette problématique, notamment par une <a href="http://www.youtube.com/watch?v=PNL2oyvrJZ0&amp;feature=player_embedded">vidéo</a>, à  l’occasion de la sortie d’un rapport (<a href="http://www.hrw.org/reports/2009/02/16/christmas-massacres-0">The Christmas Massacres</a>). Cette vidéo, titrée  &laquo;&nbsp;Joseph Kony &#8211; Lord&#8217;s Resistance Army&nbsp;&raquo;, mettait en scène des victimes de la LRA, appelant le président Obama à mener une action décisive afin de neutraliser celle-ci. Nous étions déjà à l’époque bien proche de la thématique récemment développée par l’ONG Invisible Children… et pourtant, vous n’aviez sans doute jamais entendu parler de cette vidéo. C’est tout à fait normal, elle n’a pas connu le même succès que la vidéo KONY 2012, n’ayant été visionnée que 33 963 sur YouTube.<strong><br />
</strong></p>
<p><strong>Deux méthodes différentes pour une même problématique</strong></p>
<p>L’objectif de cet article, n’est pas de remettre en question les méthodes d’une ONG comme Human Rights Watch (ONG de renommée mondiale, reconnue par les décideurs pour la précision de son expertise et qui a partagé le prix Nobel de la Paix en 1997)<ins datetime="2012-03-13T12:09" cite="mailto:jpaulhet"> </ins>mais de montrer que les images et les réseaux sociaux savent se montrer des alliés puissants pour ceux qui savent habilement les manier et décident de le faire.</p>
<p>Human Rights Watch, dans un <a href="http://www.hrw.org/news/2012/03/09/how-catch-joseph-kony">communiqué</a> daté du 9 mars 2012, n’a d’ailleurs pas manqué de saluer les résultats de la campagne menée par Invisible Children : “<em>we’re elated that stopKonyis a trending topic on Twitter – if anyone deserves global notoriety it’s Kony”</em>. Dans une <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/vu-sur-le-web/20120312.OBS3587/kony-2012-une-campagne-necessaire-mais-pour-ados.html">interview</a> donnée le 12 mars au Nouvel Observateur<ins datetime="2012-03-13T10:41" cite="mailto:ERannou">,</ins> Anneke Van Woudenberg (chercheuse à Human Rights Watch et spécialiste de la milice de Joseph Kony) a clairement mis en exergue cette différence de méthode : « <em>C’est un film qui s’adresse plus particulièrement à des ados et qui simplifie les choses. Mais grâce à lui, beaucoup de jeunes sont mobilisés. C’est quelque chose de bien et nécessaire. On ne peut qu’espérer que, désormais, cette question remonte dans l’agenda des responsables. C’est sûr, à HRW, nous n’aurions pas fait de la même manière. C’est quelque chose qui est selon moi typique du 21<sup>e</sup> siècle, qui joue sur les émotions. Je ne préfère pas juger leur méthode car le plus important, c’est le résultat </em>».</p>
<p>Cette différence de méthode dans le plaidoyer est donc très nette, ce qu’exprime également, le commentaire prémonitoire laissé par un internaute il y a 10 mois en dessous de la vidéo de Human Rights Watch &#8211; Joseph Kony &#8211; Lord&#8217;s Resistance Army</p>
<p><span style="font-size: 11.0pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Calibri&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-ansi-language: #0400; mso-fareast-language: AR-SA; mso-bidi-language: AR-SA;"><!--[if gte vml 1]><v:shapetype  id="_x0000_t75" coordsize="21600,21600" o:spt="75" o:preferrelative="t"  path="m@4@5l@4@11@9@11@9@5xe" filled="f" stroked="f"> <v:stroke joinstyle="miter" /> <v:formulas> <v:f eqn="if lineDrawn pixelLineWidth 0" /> <v:f eqn="sum @0 1 0" /> <v:f eqn="sum 0 0 @1" /> <v:f eqn="prod @2 1 2" /> <v:f eqn="prod @3 21600 pixelWidth" /> <v:f eqn="prod @3 21600 pixelHeight" /> <v:f eqn="sum @0 0 1" /> <v:f eqn="prod @6 1 2" /> <v:f eqn="prod @7 21600 pixelWidth" /> <v:f eqn="sum @8 21600 0" /> <v:f eqn="prod @7 21600 pixelHeight" /> <v:f eqn="sum @10 21600 0" /> </v:formulas> <v:path o:extrusionok="f" gradientshapeok="t" o:connecttype="rect" /> <o:lock v:ext="edit" aspectratio="t" /> </v:shapetype><v:shape id="_x0000_i1025" type="#_x0000_t75" style='width:588.75pt;  height:172.5pt' filled="t"> <v:fill color2="black" /> <v:imagedata src="file:///C:\Users\Stan\AppData\Local\Temp\msohtmlclip1\01\clip_image001.png"   o:title="" croptop="41495f" cropbottom="9512f" cropleft="8335f" cropright="24938f" /> </v:shape><![endif]--><!--[if !vml]--><!--[endif]--></span></p>
<p><a rel="attachment wp-att-2730" href="http://netpolitique.net/2012/03/kony-2012-ou-l%e2%80%99avenement-du-plaidoyer-2-0-2/konypix1/"><img class="aligncenter size-full wp-image-2730" title="konypix1" src="http://netpolitique.net/wp-content/uploads/2012/03/konypix1.jpg" alt="" width="673" height="171" /></a></p>
<p>Invisible Children a su produire un film adapté à une audience particulière : celle du web. Cette ONG a su mener un plaidoyer 2.0, c’est-à-dire un plaidoyer façonné par et pour les réseaux sociaux, à même d’en exploiter leur potentiel viral. C’est ce point précis que je vais tenter d’analyser dans la suite de cet article.</p>
<p><strong>Rappel historique</strong></p>
<p>Plaider en faveur d’une cause est une pratique ancestrale. Michel Doucin,  dans son ouvrage « <em>Les ONG : le contre pouvoir ? </em>», rattache la pratique du plaidoyer à l’antiquité en faisant référence aux actions de plaidoyer que pouvaient mener les femmes de la noblesse romaine en faveur du sort des esclaves et tout particulièrement des gladiateurs. A travers les siècles, cette forme d’action collective s’est peu à peu structurée et comme le souligne Philippe Ryfman : « <em>c&#8217;est la lutte pour l&#8217;interdiction de la traite négrière, puis pour l&#8217;abolition qui, particulièrement en Grande-Bretagne, constitue historiquement le premier exemple d&#8217;initiatives non gouvernementales à dimensions transnationales</em> ». De ce combat sont nées différentes associations citoyennes (la Société de Pennsylvanie (1775), la Société des Amis des Noirs (1788), British and Foreign Anti-Slavery Society (1823), la Société pour l&#8217;Abolition de l&#8217;Esclavage (1834)) qui ont durablement marquées l’action citoyenne en faveur des  droits de l’Homme. Elles ont sans aucun doute été une forme d’inspiration pour les grandes ONG modernes tel que Amnesty Internationale, Greenpeace, Human Rights Watch ou encore Oxfam. Ces ONG transnationales ont publicisé auprès de l’opinion publique la pratique du plaidoyer. Elles en ont fait une forme traditionnelle d’action collective de nos sociétés contemporaines.</p>
<p>Certains chercheurs en Science Politique ont depuis théorisé cette pratique. Dans son ouvrage consacré aux ONG, Philippe Ryfman utilise ainsi un terme central pour bien comprendre la complexité de la construction d’une politique de plaidoyer d’une ONG. Il utilise la notion de « trépied ». Cette métaphore traduit les différents axes qui doivent être activés dans une stratégie de plaidoyer, soit :</p>
<ul>
<li>« <em>la compétence opérationnelle</em> »</li>
<li>« <em>la capacité de mobilisation</em> »</li>
<li>« <em>la volonté de construire de nouveaux rapports de forces avec des OI, des États, corrélée avec la recherche d’une participation à la prise de décision</em> ».</li>
</ul>
<p>Ce sont ces trois axes que l’on retrouve traditionnellement dans chaque politique de plaidoyer d’une ONG. La vidéo Kony 2012 réalisée par l’ONG Invisible Children vient bouleverser cette structure traditionnelle. En effet, elle fait fusionner sur un même support, une vidéo de 30 minutes, ces trois étapes. Elle façonne un plaidoyer 2.0 adapté aux contraintes du web. Pour bien le comprendre il faut décortiquer cette vidéo.</p>
<p><strong>Le Plaidoyer 2.0 : KONY 2012</strong></p>
<p>1)      <span style="text-decoration: underline;">L’expertise adaptée au storytelling</span></p>
<p>La vidéo propose une analyse des atrocités commises par la LRA, une analyse adaptée aux publics du web. En effet, l’expertise fournie est une expertise vulgarisée, qui identifie très clairement les différentes parties prenantes de cette problématique. C’est un récit qui se déroule tel <a href="http://nationalpostcomment.files.wordpress.com/2012/03/kony.jpg?w=620">une simple histoire racontée à  un enfant</a>, le fils du narrateur Jason Rusell. Le récit est tressé autour de quelques personnages récurrents et facilement identifiables :</p>
<ul>
<li><strong>Jacob</strong>. Il est symbole des 30 000 enfants qui ont été victimes des atrocités de la LRA. Il personnifie la problématique et permet aux internautes de comprendre de manière très concrète ce qu’ont pu vivre et ressentir des milliers d’enfants. Ce personnage, présenté dès le début de la vidéo, crée l’empathie et pousse l’internaute à poursuivre son visionnage.</li>
<li><strong>Joseph Kony,</strong> chef de la LRA, figure de la barbarie d’une armée dont les actes sont très clairement assimilés aux heures les plus sombres de notre histoire (parallèle avec la figure d’Hitler).</li>
<li><strong>Jason Rusell</strong>, narrateur et personnage charismatique de cette vidéo. Il fait figure de « héros à la cool », un porte-parole doué, à même de galvaniser.</li>
<li><strong>Luis Moreno-Ocampo, </strong> procureur de la Cour pénale internationale, qui fait figure d’expert et atteste le message délivré par l’ONG Invisible Chilren : « <em>Kony est la première personne accusée par la CPI</em> ».</li>
</ul>
<p>Cette vidéo se base donc sur un storytelling puissant et une simplification extrême d’une problématique complexe. Le discours devient donc audible au plus grand nombre et à fortiori aux utilisateurs des réseaux sociaux.</p>
<p>2)      <span style="text-decoration: underline;">La mobilisation basée sur une utilisation récurrente de « call to action »</span></p>
<p>La mobilisation est l’un des leitmotivs de la vidéo KONY 2012. Les premières minutes de la vidéo s’apparentent à une contextualisation mettant en évidence la société hyper-connectée dans laquelle nous vivons. Elles  sont là pour rappeler la formidable opportunité de médiatisation qu’offrent les réseaux sociaux : « <em>Le jeu à de nouvelles règles</em> ». La mise en exergue des révolutions arabes sont là pour le rappeler. Le <a href="http://www.youtube.com/watch?v=BwN-WZjgrSQ">teaser</a> de KONY 2012 est lui aussi un formidable exemple.  La vidéo propose également une série de messages clés, de call to action, tous aussi performatifs les uns que les autres :</p>
<ul>
<li>« Qui êtes-vous pour arrêter une guerre ? Je suis là pour vous le dire, qui êtes-vous pour ne pas le faire ».</li>
<li>« Nous allons les arrêter »</li>
<li>« Battez-vous pour ça parce que c’est ça qui va changer le monde »</li>
<li>« Une poignée de petits peuvent faire une grande différence »</li>
<li>« Make him Famous »</li>
<li>« Va dehors et fais tout exploser »</li>
<li>« La mission pour rendre Kony populaire »</li>
<li>« Les gens de ce monde peuvent se regarder et se protéger »</li>
<li>« <a href="http://news.bbcimg.co.uk/media/images/59011000/jpg/_59011052_jex_1346537_de46-1.jpg">We are shaping human History </a>»</li>
<li>“Le monde meilleur que nous voulons arrive, il attend seulement que nous passions à l’action »</li>
</ul>
<p>En parallèle la vidéo baigne dans une culture Geek et militante qui la rend familière et sympathique :</p>
<ul>
<li>Mise en évidence des réseaux sociaux (YouTube, Facebook Timeline, Google Map)</li>
<li>Référence à Star Wars</li>
<li>Images subliminales (Logo de la campagne) qui ne sont pas sans rappeler celles du film Fight Club</li>
<li>Interview du street-artiste Shepard Fairey</li>
<li>Proposition de <a href="http://denisesalceda.com/wp-content/uploads/2012/03/05-Kony-bracelet.jpg">bracelets</a> de campagne, à la manière des bracelets LiveStrong, mais qui sont ici personnalisés et connectés à la campagne digitale</li>
</ul>
<p>Finalement, la vidéo propose des  actions concrètes immédiatement réalisables par l’internaute dont l’une majeure, le call to action de fin : « <em>Plus que tout, partagez ce film c’est gratuit !</em> »</p>
<p>3)      <span style="text-decoration: underline;">Construire un nouveau rapport de force : le lobbying 2.0</span></p>
<p>Faire du lobbying est une action classique de plaidoyer qu’exercent de manière régulière les ONG sans réellement la publiciser. KONY 2012 a le mérite de clairement présenter cet objectif à l’internaute et de l’y impliquer. La vidéo identifie <a href="http://henryjenkins.org/culture-policymakers.jpg">une série de décideurs</a> et demande à chacun de les solliciter personnellement. Là encore c’est une nouvelle forme de lobbying qui est proposée : du lobbying 2.0. Dans le même temps, cette vidéo surfe sur le mouvement des 99%, des Anonymous, ou encore des mouvements anti-pubs qui visent à l’empowerment citoyen. Néanmoins à la différence de tous ces mouvements, l’ONG Invisible Children a su trouver un message fédérateur, un message porteur de sens, mais surtout un message concret : <em>« stop KONY in 2012</em> ». Elle montre à l’internaute lambda qu’il peut être moteur de changement (l’un des logos du mouvement <a href="http://vigilantcitizen.com/wp-content/uploads/2012/03/kony2.jpg">la Pyramide inversée</a> est là pour le symboliser).</p>
<p>La vidéo Kony 2012 a ainsi le mérite de condenser habilement des actions classiques du plaidoyer. Ce plaidoyer 2.0 finit par devenir une vidéo virale puissante avec un message clair : « stop KONY in 2012 ». Un message facilement transposable aux autres réseaux sociaux et notamment à Twitter et ses 140 caractères. Bien sûr la vidéo n’hésite pas à prendre certains raccourcis ou à jouer excessivement sur certaines émotions mais, c’est cela aussi savoir s’adapter au web et aux contraintes de la viralité.</p>
<p><strong>Les changements qu’implique cette nouvelle forme de plaidoyer 2.0</strong></p>
<p>La nouvelle forme de plaidoyer qu’insuffle cette vidéo semble devoir contribuer à terme à deux évolutions majeures. La première, comme l’a très habilement montré un article de <a href="http://www.slate.fr/story/51281/kony-2012">Slate</a>, est de court-cuiter les médias traditionnels. Les relais d’opinion que sont les journalistes ne sont pas sollicités. Les internautes et les stars sont privilégiés et semblent indubitablement suffisants pour médiatiser la cause. Les journalistes sont laissés dans une position de commentateur sans pouvoir réellement influer sur le message. Les ONG, avec ce format, sont amenées à gagner en autonomie mais les risques de dérives sont eux aussi plus élevés.</p>
<p>Finalement, ce format de plaidoyer redonne ses lettres de noblesse au militantisme. Le militant est un élément clé du dispositif, c’est à lui que revient ou non la possibilité de diffuser le message. C’est d’ailleurs l’une des raisons du succès de cette vidéo. L’ONG Invisible Children peut s’appuyer sur une base militante forte, c’est-à-dire des militants majoritairement jeunes, issus du milieu étudiant et donc hyper-connectés. C’est cette<ins datetime="2012-03-13T12:13" cite="mailto:jpaulhet"> </ins>problématique<ins datetime="2012-03-13T12:13" cite="mailto:jpaulhet"> </ins>qu’explicite très clairement un billet du Blog The Led hébergé par le<a href="http://thelede.blogs.nytimes.com/2012/03/09/how-the-kony-video-went-viral/"> New York Times </a>: « Invisible Children, which has already produced 11 films over the years and has brought its case to college students around the country, had a strong base of followers to begin with on Facebook, Twitter and its YouTube channel”. Une preuve qu’une  fois encore le web et le terrain sont  interconnectés. Finalement le “meme” ci-dessous n’a rien d’ironique, il n’est que le symbole d’une réalité, le slacktivisme, qui est appelée à s’amplifier.</p>
<p><strong><a rel="attachment wp-att-2735" href="http://netpolitique.net/2012/03/kony-2012-ou-l%e2%80%99avenement-du-plaidoyer-2-0-2/konypix2/"><img class="aligncenter size-full wp-image-2735" title="konypix2" src="http://netpolitique.net/wp-content/uploads/2012/03/konypix2.jpg" alt="" width="427" height="269" /></a></strong></p>
<p>Le plaidoyer 2.0 tel qu’il se dessine à travers la vidéo KONY 2012 semble avoir de belles heures devant lui. Néanmoins son côté novateur est déstabilisant et ses excès parfois dérangeants. Ces facteurs sont certainement à la source de nombreuses critiques qui ont fleurit dernièrement sur le web et les ONG qui se lanceront dans l’aventure du plaidoyer 2.0 se devront de les intégrer. Mais comme le souligne très justement Jacques Attali, dans une chronique pour <a href="http://www.slateafrique.com/84017/attali-kony">Slate Africa</a> : « <em>Ne boudons pas notre plaisir. Le monde prend lentement conscience de son unité. Et plus aucune barbarie ne peut aujourd&#8217;hui se dérouler sans qu&#8217;on en ait le témoignage. Tel est l&#8217;essentiel</em>.».</p>
<p><em><strong>Article de Jean Baptiste Paulhet</strong>, étudiant en Communication / Relations Internationales à la Sorbonne, actuellement en apprentissage en agence de communication</em></p>
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		<title>Conférence &#171;&#160;Nouveaux médias et prévention des conflits&#160;&#187;</title>
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		<pubDate>Mon, 28 Nov 2011 06:10:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>SMagniant</dc:creator>
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<p>Cette session s&#8217;attachera à analyser plus particulièrement l&#8217;impact des nouveaux médias, arme de conflit ou de résolution des conflits, et nous permettra d&#8217;aborder le champ très neuf de l&#8217;e-diplomatie avec des représentants du Ministère des Affaires étrangères, de Google, Facebook, d&#8217;ONG, et du monde universitaire. </p>
<p>Entrée ouverte au public, sur <a href="http://www.fondationchirac.eu/event-registration/?ee=9">inscription sur cette page</a></p>
<p>Au programme :<br />
18h-18h20 : Ouverture</p>
<p>-       M. Ghassan Salamé, Directeur de L’Ecole des Affaires internationales de Sciences Po, ancien Ministre de la culture du Liban</p>
<p>-       Mme Liliane Landor, Contrôleuse des langues à la BBC</p>
<p>18h20-19h50 : Débats entre intervenants et échanges avec la salle</p>
<p>-       Salpi Ghazarian, Directrice de la Fondation Civilitas[1]</p>
<p>-       M. Bill Echikson, Responsable &laquo;&nbsp;Liberté d&#8217;expression&nbsp;&raquo; pour l&#8217;Europe, le Moyen-Orient et l&#8217;Afrique de Google</p>
<p>-       Anne-Sophie Bordry, Directrice des Affaires Publiques France, Europe du Sud de Facebook</p>
<p>-       M. Joseph Maïla, Directeur de la Prospective au Ministère des Affaires étrangères et européennes</p>
<p>-       M. Omar Saghi, Enseignant chercheur à Sciences Po, romancier et scénariste</p>
<p>-       M. Fabrice Epelboin, Entrepreneur du Net et cofondateur du média en ligne « Tunisien fihmt.com » et de l&#8217;Association tunisienne des Libertés numériques 19h50-20h Conclusions</p>
<p>-       M. Jean-Pierre Lafon, Ambassadeur de France et Vice-président de la fondation Chirac </p>
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		<title>Le eG8 au service de la &#171;&#160;société civile&#160;&#187; ?</title>
		<link>http://netpolitique.net/2011/05/eg8-societe-civile/</link>
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		<pubDate>Fri, 27 May 2011 21:51:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anthony Hamelle</dc:creator>
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		<category><![CDATA[netactivisme]]></category>
		<category><![CDATA[netdémocratie]]></category>
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		<description><![CDATA[Tweet Le forum eG8 qui s&#8217;est déroulé cette semaine à Paris a permis de réunir quelques-uns des plus grands noms de l&#8217;économie numérique : Mark Zuckerberg, fondateur de Facebook, Eric Schmidt, président non exécutif de Google, Jacques-Antoine Granjon, fondateur de Ventes Privées, Andrew Mason, fondateur de Groupon, Sean Parker, créateur de Napster, etc. (voir la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="tweetbutton2431" class="tw_button" style="float:right;margin-left:10px;"><a href="http://twitter.com/share?url=http%3A%2F%2Fnetpolitique.net%2F2011%2F05%2Feg8-societe-civile%2F&amp;via=148&amp;text=Le%20eG8%20au%20service%20de%20la%20%26laquo%3B%26nbsp%3Bsoci%C3%A9t%C3%A9%20civile%26nbsp%3B%26raquo%3B%20%3F&amp;related=&amp;lang=fr&amp;count=horizontal&amp;counturl=http%3A%2F%2Fnetpolitique.net%2F2011%2F05%2Feg8-societe-civile%2F" class="twitter-share-button"  style="width:55px;height:22px;background:transparent url('http://netpolitique.net/wp-content/plugins/wp-tweet-button/tweetn.png') no-repeat  0 0;text-align:left;text-indent:-9999px;display:block;">Tweet</a></div><iframe src="http://www.facebook.com/plugins/like.php?href=http://netpolitique.net/2011/05/eg8-societe-civile/&amp;layout=standard&amp;show_faces=1&amp;width=450&amp;action=like&amp;colorscheme=light&amp;font=" scrolling="no" frameborder="0" style="border:none; overflow:hidden; width:450px; height:25px"></iframe><p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" title="eG8 logo" src="http://cdn3.digitaltrends.com/wp-content/uploads/2011/05/eg8-forum.png" alt="" width="520" height="325" /></p>
<p>Le forum eG8 qui s&#8217;est déroulé cette semaine à Paris a permis de réunir quelques-uns des plus grands noms de l&#8217;économie numérique : Mark Zuckerberg, fondateur de Facebook, Eric Schmidt, président non exécutif de Google, Jacques-Antoine Granjon, fondateur de Ventes Privées, Andrew Mason, fondateur de Groupon, Sean Parker, créateur de Napster, etc. (voir la liste complète <a href="http://www.eg8forum.com/fr/intervenants/">ici</a>). Ajoutez à cela différents ministres (Christine Lagarde, Frédéric Mitterrand, Eric Besson), des représentants de l&#8217;industrie culturelle et de celle des médias et de la communication, n&#8217;oubliez pas le discours d&#8217;ouverture prononcé par le Président de la République, et vous avez tous les ingrédients d&#8217;un sommet ressemblant fortement à un Davos du numérique rassemblant les détenteurs des pouvoirs économique et politique autour du numérique.</p>
<p>Dans ce contexte de nombreuses voix ont dénoncé l&#8217;absence de représentants de la &laquo;&nbsp;société civile&nbsp;&raquo;, d&#8217;associations de consommateurs ou encore d&#8217;organisations ou experts prompts à offrir un regard différent sur les enjeux et opportunités que la révolution technique née il y a 40 ans a fait émerger : neutralité du net, open data, e-gouvernement et e-administration, nouveaux modes d&#8217;organisation politique, etc. Pour ces critiques, le forum eG8 n&#8217;aurait servi qu&#8217;à promouvoir une partie des thèses en présence, thèses dites conservatrices ou à tout le moins partiales.</p>
<p>Sans pouvoir aborder tous ces sujets quant au fond (chacun méritant plusieurs billets !), il m&#8217;apparaît pourtant que l&#8217;ensemble des thèses, y compris &laquo;&nbsp;alternatives&nbsp;&raquo; ou libertaires, ont bénéficié du eG8. Sous l&#8217;angle médiatique on ne saurait nier que toutes les thèses ont su tirer profit de cet événement pour accroître leur notoriété. Prenons par exemple le cas du talentueux et passionné <a href="https://twitter.com/#!/jerezim">Jérémie Zimmerman</a>, porte-parole de la Quadrature du Net, qui n&#8217;a eu de cesse de se faire tendre micros et caméras dans les couloirs et coulisses du forum pour faire entendre sa critique, jusqu&#8217;à organiser une conférence de presse alternative sous le chapiteau installé pour l&#8217;occasion dans le jardin des Tuileries.</p>
<p><iframe src="http://player.vimeo.com/video/24218524?title=0&amp;byline=0&amp;portrait=0" width="400" height="300" frameborder="0"></iframe>
<p><a href="http://vimeo.com/24218524">[EN] La société civile s&#8217;en va t&#8217;en guerre à l&#8217; e-G8</a> from <a href="http://vimeo.com/user5926331">OWNI</a> on <a href="http://vimeo.com">Vimeo</a>.</p>
<p><a href="http://www.laquadrature.net/wiki/Eg8_societecivile_fr">Script en français</a></p>
<p>L&#8217;eG8 aura sans nul doute contribué à élargir quelque peu l&#8217;assise médiatique habituelle de la Quadrature du Net et de ses thèses, il aura aussi permis à d&#8217;autres voies également construites et argumentées de bénéficier d&#8217;une audience élargie ; qu&#8217;il s&#8217;agisse de <a href="https://twitter.com/#!/jpbarlow">John Perry Barlow</a>, fondateur de l&#8217;Electronic Frontier Foundation, qui a pu défendre sur scène sa vision de la culture et de la création face au ministre de la Culture ou à des représentants de studios de production cinématographique ou musicale ; qu&#8217;il s&#8217;agisse de <a href="https://twitter.com/#!/JEFFJARVIS">Jeff Jarvis</a>, professeur de journalisme à New York, qui a suggéré au Président de la République de faire une sorte de serment d&#8217;Hippocrate à l&#8217;endroit de l&#8217;Internet ; qu&#8217;il s&#8217;agisse encore de <a href="http://lessig.org/">Lawrence Lessig</a>, professeur de droit à Stanford et concepteur des Creative Commons, dont trop peu de personnes connaissent les excellentes analyses et propositions égrainées dans ses différents ouvrages (et oui, tout le monde n&#8217;a pas eu la chance d&#8217;avoir à lire Code, Future of Ideas ou encore Free Culture dans le cadre d&#8217;un Master en droit de la communication, néanmoins je ne saurais que trop vous les recommander <img src='http://netpolitique.net/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';-)' class='wp-smiley' /> </p>
<p>L&#8217;eG8 n&#8217;aura sans doute pas permis à ces thèses que l&#8217;on peut qualifier d&#8217;alternatives d&#8217;être officiellement portées aux oreilles des participants au G8 de Deauville. Il aura pour le moins contribué à les promouvoir et les faire cheminer un peu plus loin &#8211; pas assez loin encore, mais cela doit prendre du temps&#8230;</p>
<p>PS : en cadeau, une petite interview de <a href="http://netpolitique.net/equipe/">Stanislas</a> qui a modéré une excellente table ronde sur l&#8217;Open Data au eG8 !</p>
<p><iframe width="400" height="257" src="http://www.youtube.com/embed/Z7d7LdX7EF4?rel=0" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></p>
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		<title>Réseaux sociaux et révolutions arabes</title>
		<link>http://netpolitique.net/2011/03/reseaux-sociaux-et-revolutions-arabes/</link>
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		<pubDate>Fri, 11 Mar 2011 14:13:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[monde]]></category>
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		<description><![CDATA[TweetRemarque : il est d&#233;licat d&#8217;essayer d&#8217;analyser des ph&#233;nom&#232;nes aussi br&#251;lants que ceux qui secouent aujourd&#8217;hui le monde arabe, et ce d&#8217;autant plus que j&#8217;avoue une large ignorance de la culture politique et internet de ces pays. Pour autant, et &#224; force de lire des articles plus ou moins fouill&#233;s sur le r&#244;le qu&#8217;aurait ou [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="tweetbutton2349" class="tw_button" style="float:right;margin-left:10px;"><a href="http://twitter.com/share?url=http%3A%2F%2Fnetpolitique.net%2F2011%2F03%2Freseaux-sociaux-et-revolutions-arabes%2F&amp;via=netpolitique&amp;text=R%C3%A9seaux%20sociaux%20et%20r%C3%A9volutions%20arabes&amp;related=&amp;lang=fr&amp;count=horizontal&amp;counturl=http%3A%2F%2Fnetpolitique.net%2F2011%2F03%2Freseaux-sociaux-et-revolutions-arabes%2F" class="twitter-share-button"  style="width:55px;height:22px;background:transparent url('http://netpolitique.net/wp-content/plugins/wp-tweet-button/tweetn.png') no-repeat  0 0;text-align:left;text-indent:-9999px;display:block;">Tweet</a></div><iframe src="http://www.facebook.com/plugins/like.php?href=http://netpolitique.net/2011/03/reseaux-sociaux-et-revolutions-arabes/&amp;layout=standard&amp;show_faces=1&amp;width=450&amp;action=like&amp;colorscheme=light&amp;font=" scrolling="no" frameborder="0" style="border:none; overflow:hidden; width:450px; height:25px"></iframe><p><em>Remarque : il est d&eacute;licat d&rsquo;essayer d&rsquo;analyser des ph&eacute;nom&egrave;nes aussi br&ucirc;lants </em><em>que ceux qui secouent aujourd&rsquo;hui le monde arabe, et ce d&rsquo;autant plus que j&rsquo;avoue une large ignorance de la culture politique et internet de ces pays. Pour autant, et &agrave; force de lire des articles plus ou moins fouill</em><em>&eacute;s</em><em> sur le r&ocirc;le qu&rsquo;aurait ou n&rsquo;aurait pas jou</em><em>&eacute;</em><em> internet dans ces mouvement, j&rsquo;ai voulu tenter une synth&egrave;se de ces analyses pour ma propre gouverne d&rsquo;une part, et pour partager ces questions avec les lecteurs de netpolitique d&rsquo;autre part, dont certains assur&eacute;ment auront d&rsquo;autres points de vue et comp&eacute;tences pour en parler. Merci notamment &agrave; Cherif T. pour ses pr&eacute;cieux commentaires.</em></p>
<p>Avec la d&eacute;ferlante d&rsquo;informations relatives aux &eacute;v&egrave;nements du monde arabe, une vague d&rsquo;articles et d&rsquo;analyses a surgi ces derniers mois, offrant diff&eacute;rentes interpr&eacute;tations du r&ocirc;le des r&eacute;seaux sociaux dans les bouleversements actuels. <strong>Agitateur, moteur, ou catalyseur, Facebook, Twitter et les r&eacute;seaux sociaux en g&eacute;n&eacute;ral ont-ils fait chuter les premiers dominos d&rsquo;une longue s&eacute;rie de r&eacute;gimes autocratiques</strong> ? On sait o&ugrave; cela a commenc&eacute;, mais on ne sait pas o&ugrave; cela finira.</p>
<p>De m&ecirc;me, <a href="http://www.newyorker.com/reporting/2010/10/04/101004fa_fact_gladwell">l&rsquo;article de Malcolm Gladwell dans le New Yorker </a>en octobre dernier amor&ccedil;ait une longue discussion sur le potentiel r&eacute;volutionnaire des m&eacute;dias sociaux. <br />Dans cet article, intitul&eacute; &laquo; why the revolution will not be tweeted &raquo;, Malcolm Gladwell, journaliste et c&eacute;l&egrave;bre auteur du Tipping Point (&laquo; le point de bascule &raquo; en fran&ccedil;ais) abondait lourdement dans le sens des sceptiques sur le potentiel des m&eacute;dias sociaux en tant qu&rsquo;outils de mobilisation sociale.</p>
<p>La th&egrave;se de Gladwell consistait en substance a d&eacute;mystifier la puissance des r&eacute;seaux sociaux en rappelant que les outils seuls ne font pas les r&eacute;volutions, et que les vrais r&eacute;volutionnaires de l&rsquo;histoire (en prenant l&rsquo;exemple du mouvement pour les droits civiques aux Etats Unis) &eacute;taient unis dans l&rsquo;adversit&eacute; par des liens forts. Compar&eacute; aux liens qui unissent, face aux menaces et aux matraques, les vrais r&eacute;volutionnaires, les liens faibles qui relient les gens entre eux sur Facebook ou Twitter seraient trop fragiles pour affronter l&rsquo;ordre &eacute;tabli et ses d&eacute;fenseurs arm&eacute;s.</p>
<p>Ironie de l&rsquo;Histoire avec un grand H, le d&eacute;clenchement des &eacute;v&egrave;nements en Afrique du Nord quelques semaines plus tard allaient violemment contredire la th&egrave;se de Gladwell et ses nombreux d&eacute;tracteurs ne se sont pas priv&eacute;s de le souligner,&nbsp; scellant une fois pour toute le d&eacute;bat en faveur de th&egrave;ses plus progressistes (g&eacute;n&eacute;ralement associ&eacute;es &agrave; Clay Shirky, qu&#8217;il a lui-m&ecirc;me r&eacute;sum&eacute; dans <a href="http://www.foreignaffairs.com/articles/67038/clay-shirky/the-political-power-of-social-media?cid=emc-jan11promo-content-011110">cet article de Foreign Affairs</a> de janvier).</p>
<p>Allons &agrave; l&rsquo;essentiel, le d&eacute;bat est aujourd&rsquo;hui relativement tranch&eacute; : personne ne se risque &agrave; dire que Facebook ou Twitter ont <span style="text-decoration: underline;"><strong>d</strong></span><span style="text-decoration: underline;"><strong>&eacute;</strong></span><span style="text-decoration: underline;"><strong>clench&eacute; </strong></span>ces r&eacute;volutions&nbsp; &ndash; ce serait un contre-sens et une insulte &agrave; l&rsquo;&eacute;gard de ceux qui ont p&eacute;ri dans les affrontements <a href="http://owni.fr/2011/03/10/tunisie-twitter-wikileaks-et-l%E2%80%99indecence/">comme le rappelle utilement Bruno Walther</a>, &agrave; commencer par le sacrifice de Mohamed Bouazizi- mais tous s&rsquo;accordent d&eacute;sormais pour reconnaitre que les r&eacute;seaux sociaux ont jou&eacute; un formidable r&ocirc;le d&rsquo;<span style="text-decoration: underline;"><strong>acc&eacute;l&eacute;rateur </strong></span>de la r&eacute;volte populaire qui couvait depuis de nombreuses ann&eacute;es.</p>
<p>Wael Ghonim, largement pr&eacute;sent&eacute; comme l&rsquo;un des h&eacute;ros de la r&eacute;volution &eacute;gyptienne au travers de la page Facebook qu&rsquo;il animait r&eacute;sume parfaitement cet impact &agrave; la fois relatif et d&eacute;cisif de Facebook :</p>
<p style="padding-left: 30px;"><em>&laquo; Cette r&eacute;volution a commenc&eacute; en ligne. Cette r&eacute;volution a commenc&eacute; sur Facebook. Cette r&eacute;volution a commenc&eacute; en juin 2010 quand des centaines de milliers d&rsquo;Egyptiens ont commenc&eacute; &agrave; partager des contenus. On publiait une vid&eacute;o sur Facebook ensuite partag&eacute;e par plus de 60 000 personnes sur leur mur Facebook en quelques heures &raquo;. Et d&rsquo;ajouter ensuite : &laquo; je ne suis pas un h&eacute;ros. J&rsquo;&eacute;crivais derri&egrave;re mon clavier sur internet et je ne mettais pas ma vie en danger. Les h&eacute;ros sont ceux qui &eacute;taient dans la rue &raquo;. (<a href="http://www.huffingtonpost.com/2011/02/11/egypt-facebook-revolution-wael-ghonim_n_822078.html">source</a>)</em></p>
<p>La question que tente de reposer dans <a href="http://www.foreignaffairs.com/articles/67325/malcolm-gladwell-and-clay-shirky/from-innovation-to-revolution">ce nouvel article</a> (Foreign Affairs, Mars 2011) Malcolm Gladwell de savoir si ces r&eacute;volutions auraient eu lieu sans la variable internet semble aujourd&rsquo;hui d&eacute;nu&eacute;e de sens. Il est impossible de reconstituer l&rsquo;histoire en enlevant un ingr&eacute;dient pour voir si la r&eacute;action chimique s&rsquo;op&egrave;re de la m&ecirc;me mani&egrave;re. <strong>Ce sont d&eacute;sormais des d&eacute;bats acad&eacute;miques que les dirigeants politiques ont pour leur part d&eacute;j&agrave; tranch&eacute;</strong>.</p>
<p>Si internet n&rsquo;avaient pas d&rsquo;impact, les r&eacute;gimes autoritaires alors en place auraient-ils tout tent&eacute; pour bloquer les connexions ? Le pouvoir tunisien aurait-il cr&eacute;&eacute; une <a href="http://www.theatlantic.com/technology/archive/2011/01/the-inside-story-of-how-facebook-responded-to-tunisian-hacks/70044">op&eacute;ration de phishing</a> &agrave; grande &eacute;chelle pour capter les mots de passe Facebook et identifier les acteurs et r&eacute;seaux agitateurs ? L&rsquo;arm&eacute;e &eacute;gyptienne serait elle directement intervenue pour <a href="http://www.dailymail.co.uk/news/article-1351904/Egypt-protests-Internet-shut-hackers-message-out.html">suspendre l&rsquo;acc&egrave;s &agrave; internet</a> au plus fort du mouvement. Le r&eacute;gime iranien enfin, inquiet des&nbsp; exemples nord-africains, aurait-il cr&eacute;&eacute; depuis un &laquo; <a href="http://www.foreignaffairs.com/articles/67458/geneive-abdo/green-movement-20">d&eacute;lit de m&eacute;diatisation</a> &raquo; ?</p>
<p>Les exemples abondent et certains pays, <a href="http://irevolution.net/2011/02/10/facebook-for-repressive-regimes/">comme le Soudan</a>, se r&eacute;v&egrave;lent particuli&egrave;rement inventifs pour passer d&rsquo;une strat&eacute;gie d&eacute;fensive &agrave; une strat&eacute;gie offensive (cf. &eacute;galement Evgeny Morozov, auteur de l&rsquo;ouvrage Net Delusion d&eacute;taillant l&rsquo;utilisation d&rsquo;internet comme instrument de surveillance &eacute;tatique ou ce billet expliquant <a href="http://irevolution.net/2011/02/10/facebook-for-repressive-regimes/">comment instrumentaliser Facebook si vous&nbsp; &ecirc;tes un dictateur</a>). De m&ecirc;me, les Etats-Unis ne s&rsquo;y trompent pas non plus en d&eacute;bloquant <a href="http://articles.cnn.com/2011-02-15/politics/clinton.internet_1_internet-freedom-repression-expression?_s=PM:POLITICS">des fonds pour soutenir le d&eacute;veloppement et l&rsquo;acc&egrave;s &agrave; internet pour les cyber-dissidents</a>.</p>
<p>Bref, ce d&eacute;bat n&rsquo;a apparemment plus lieu d&rsquo;&ecirc;tre, <strong>mais en actant le r&ocirc;le de Twitter ou de Facebook, on occulte une analyse n&eacute;cessaire sur les ressorts sociologiques et m&ecirc;me psychologiques de ces outils </strong>qui ont contribu&eacute; &agrave; transformer, par la force des liens faibles, de simples fans en avant-garde r&eacute;volutionnaire. </p>
<p>Dans son article initial, Gladwell distingue avec raison les liens faibles, qui facilitent le partage de l&rsquo;information, et les liens forts qui unissent des groupes engag&eacute;s dans l&rsquo;action politique parfois au p&eacute;ril de leur vie (&laquo; <em>weak-tie connections that give us access to information over the strong-tie connections that help us persevere in the face of danger</em>&rdquo;). Il a cependant tort de les opposer alors qu&rsquo;ils sont &eacute;minemment compl&eacute;mentaires.</p>
<p>Certes les liens faibles ne sont pas suffisamment forts pour transformer un groupe d&rsquo;amis Facebook en comit&eacute; r&eacute;volutionnaire, mais ils sont d&eacute;terminants, comme le d&eacute;montrait Anthony <a href="http://www.netpolitique.net/?q=Medias_et_Revolutions2_le_mix_mediatique">dans son dernier billet</a>, dans la diffusion d&rsquo;information &agrave; l&rsquo;&eacute;gard des m&eacute;dias, notamment &eacute;trangers (cf. en Iran en 2009) et de la diaspora. <a href="http://irevolution.net/2010/10/10/gladwell-part2">Comme le r&eacute;sume le chercheur Patrick Meier</a> (sp&eacute;cialiste des mobilisations en ligne dans le pays en d&eacute;veloppement) lorsque des communaut&eacute;s sont confront&eacute;es &agrave; des risques plus ou moins &eacute;lev&eacute;s, &laquo; il est pertinent de capitaliser &agrave; la fois sur les liens forts ET les liens faibles, en fonction des structures d&rsquo;organisations adapt&eacute;es, des tactiques offline et des outils online &raquo;.</p>
<p>Lorsque Wael Ghonim explique que les vid&eacute;os qu&rsquo;il mettait en ligne &eacute;taient ensuite republi&eacute;es des dizaines de milliers de fois, il capitalise sur les liens faibles du r&eacute;seau pour une diffusion plus large au sein des diff&eacute;rentes communaut&eacute;s auquel il n&rsquo;aurait lui-m&ecirc;me pas directement acc&egrave;s.  <br />Le graphique ci-dessous (<a href="http://lithosphere.lithium.com/t5/Building-Community-the-Platform/Still-Fishing-Where-the-Fish-Are/ba-p/10862">source</a>), r&eacute;sume assez bien le d&eacute;faut et l&rsquo;avantage de Facebook en terme de diffusion de masse versus l&rsquo;action collective :</p>
<ul>
</ul>
<p><img style="vertical-align: middle;" src="http://lithosphere.lithium.com/t5/image/serverpage/image-id/1704i7A7C1E234412DF56/image-size/original?v=mpbl-1&amp;px=-1" alt="" width="315" height="250" /></p>
<p>De par son r&eacute;seau et sa m&eacute;canique virale, Facebook est un extraordinaire vecteur de partage d&rsquo;information. Mais c&rsquo;est aussi ce qui fait sa faiblesse dans la mesure o&ugrave; <strong>Facebook s&rsquo;appuie essentiellement sur des liens g&eacute;n&eacute;ralement trop faibles pour convertir l&rsquo;information en action</strong> (en tout cas pour les pages publiques, il y aurait des choses &agrave; redire en ce qui concerne les groupes priv&eacute;s). Pour autant, comme on va le voir ci apr&egrave;s, <strong>le stade de l&rsquo;<em>awareness </em>(partage d&rsquo;information ou &laquo; prise de conscience &raquo;) est fondamental</strong></p>
<p>En effet, que l&rsquo;on parle de Facebook, ou de <a href="http://www.globalpost.com/dispatch/worldview/090619/mass-protests-methods">tous les outils, pr&eacute; et post internet qui ont &agrave; un moment donn&eacute; &eacute;t&eacute; utilis&eacute;s par des mouvement r&eacute;volutionnaires</a>, ceux-ci s&rsquo;appuient fondamentalement sur un m&ecirc;me ressort profond&eacute;ment ancr&eacute; dans la psychologie humaine. C&rsquo;est ce que l&#8217;arm&eacute;e am&eacute;ricaine appelle &laquo; <em>shared awareness</em> &raquo; (qu&rsquo;on pourrait traduire par la connaissance, ou la prise de conscience, partag&eacute;e) et ce &agrave; quoi Gustave Le Bon faisait r&eacute;f&eacute;rence, dans son fameux ouvrage &laquo; <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Gustave_Le_Bon">psychologie des foules</a> &raquo; un bon si&egrave;cle avant l&rsquo;arriv&eacute;e d&rsquo;internet, en parlant de &laquo; la loi de l&rsquo;unit&eacute; mentale des foules &raquo;.</p>
<ul>
</ul>
<p><strong>Une foule n&rsquo;est jamais un agr&eacute;gat d&rsquo;individus, c&rsquo;est un ensemble qui sous l&rsquo;influence d&rsquo;un catalyseur devient un tout, pr&eacute;sentant de nouvelles propri&eacute;t&eacute;s, capacit&eacute;s et formes de communication</strong>. En l&rsquo;esp&egrave;ce, les m&eacute;dias sociaux facilite le r&ocirc;le de ceux aui, comme l&rsquo;enfant dans la fable, voient que le roi est nu et le disent publiquement, permettant &agrave; des individus vivant dans la crainte et la r&eacute;pression de voir qu&rsquo;ils n&rsquo;&eacute;taient pas seuls &agrave; le penser, mais silencieux au sein d&rsquo;une majorit&eacute; silencieuse.</p>
<p>Lorsque Ghonim indique dans <a href="http://thelede.blogs.nytimes.com/2011/02/07/latest-updates-on-day-14-of-egypt-protests/#google-executive-and-blogger-gives-emotional-interview)">une interview t&eacute;l&eacute;vis&eacute;e</a> que l&rsquo;application &laquo; sondage &raquo; de sa page Facebook s&rsquo;est r&eacute;v&eacute;l&eacute;e &ecirc;tre d&eacute;cisive (&laquo; <em>The secret to the success of the Facebook page was use of surveys</em> &raquo;, il met le doigt sur <strong>ce ressort profond qui d&rsquo;un seul coup donne corps &agrave; la multitude</strong>. Soudainement, il y a une prise de conscience de la dimension collective des sentiments personnels et la communion d&rsquo;opinions&nbsp; s&rsquo;op&egrave;re.</p>
<p>La sociologue d&#8217;origine turque Zeynep Tufekci <a href="http://technosociology.org/?p=286">r&eacute;sume parfaitement l&rsquo;impact de ce ph&eacute;nom&egrave;ne</a> contres lesquels les dictatures ont toujours lutt&eacute; et qu&rsquo;elles ne parviennent plus aujourd&rsquo;hui &agrave; contr&ocirc;ler du fait de la nature d&eacute;centralis&eacute;e, insaisissable de l&rsquo;internet :</p>
<p style="padding-left: 30px;"><em>&laquo; Ce qui est le plus mena&ccedil;ant dans internet pour les r&eacute;gimes autoritaires, ce n&rsquo;est pas tant la diffusion d&rsquo;informations censur&eacute;es que sa capacit&eacute; &agrave; permettre la formation d&rsquo;un contre-public en dehors du contr&ocirc;le de l&rsquo;Etat. Ce n&rsquo;est pas tant que les gens attendent tel ou tel &eacute;l&eacute;ment d&rsquo;information &ndash;cach&eacute; derri&egrave;re la muraille de la censure- pour se r&eacute;volter mais qu&rsquo;ils se sentent isol&eacute;s, incertain du pouvoir du r&eacute;gime, inquiet de leur propre position et capacit&eacute;s.</p>
<p>La dissidence, ce n&rsquo;est pas seulement de savoir ce que vous pensez ; c&rsquo;est aussi la formation d&rsquo;un groupe. Un groupe ne se limite pas &agrave; ce que vous savez. Les groupes se forment autour du fait que d&rsquo;autres personnes savent ce que vous savez et qu&rsquo;ils savent que vous savez ce qu&rsquo;ils savent. (&hellip;)</p>
<p>D&egrave;s lors, les m&eacute;dias sociaux deviennent extr&ecirc;mement mena&ccedil;ants pour un r&eacute;gime autoritaire au travers de leur capacit&eacute; &agrave; cr&eacute;er un espace public int&eacute;gr&eacute; au sein m&ecirc;me de la vie quotidienne de millions de gens et qui se situe en dehors du contr&ocirc;le de l&rsquo;Etat, d&rsquo;une part parce qu&rsquo;il est largement diffus et d&rsquo;autre part parce qu&rsquo;il n&rsquo;est pas uniquement consacr&eacute; &agrave; la politique. Comment censurer cinq millions de comptes Facebook en temps r&eacute;el &agrave; moins de les fermer tous ? &raquo;</em> (<a href="http://technosociology.org/?p=286">source</a>)</p>
<p>En termes de prise de conscience collective, on devrait &eacute;galement souligner <a href="https://www.facebook.com/event.php?eid=126197157451259">le r&ocirc;le des diasporas</a>, dans la culture globalis&eacute;e des jeunes de la g&eacute;n&eacute;ration Facebook dans ces pays qui se comparent ais&eacute;ment avec leurs cong&eacute;n&egrave;res, voire leurs relations familiales expatri&eacute;es dans des pays d&eacute;mocratiques, et <strong>aspirent &agrave; b&eacute;n&eacute;ficier des m&ecirc;mes libert&eacute;s que ces cousins et amis qui s&rsquo;affichent dans leur fil Facebook jour apr&egrave;s jour</strong>. <em></em></p>
<p style="padding-left: 30px;"><em>&laquo; La formation d&rsquo;une identit&eacute; globale remplace progressivement les cadres identitaires traditionnels (national/religieux/ethnique). C&rsquo;est un changement subtil qui prendra de nombreuses ann&eacute;es, mais les m&eacute;dias sociaux jouent un r&ocirc;le central dans ce processus (&hellip;) Lorsque vous commencez &agrave; vous voir comme un citoyen du monde, cela modifie vos attentes par rapport &agrave; ce que vous pensez m&eacute;riter dans la vie, et soul&egrave;ve d&rsquo;importantes questions en termes d&rsquo;&eacute;quilibre des forces dans votre relation avec votre gouvernement. &raquo;</em> (<a href="http://dmitryindia.com/my-quora-answer-to-the-role-of-social-media-i">source</a>)</p>
<p>Conclusion : L&rsquo;utilisation des m&eacute;dias sociaux n&rsquo;est donc pas simplement une variable que l&rsquo;on ajoute ou retranche, c&rsquo;est un &eacute;l&eacute;ment aussi essentiel d&rsquo;activation de l&rsquo;opinion collective que la t&eacute;l&eacute;vision &agrave; l&rsquo;&eacute;poque de la lutte pour les droits civiques dont parlait Gladwell, les <a href="http://www.legrandsoir.info/Espagne-Deux-jours-qui-ont-ebranle-Aznar-la-nuit-des-SMS.html">SMS en Espagne en 2004</a> qui ont fait chuter le gouvernement Aznar, ou les samizdats en Pologne et en Tch&eacute;coslovaquie &agrave; la fin des ann&eacute;es 80 contre le r&eacute;gime sovi&eacute;tique.</p>
<p>In fine, si c&rsquo;est &eacute;videmment la rue arabe qui a fait tomber les tyrans, on peut penser que ce sont bien les medias sociaux qui ont aid&eacute; les citoyens &agrave; descendre dans la rue.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://netpolitique.net/2011/03/reseaux-sociaux-et-revolutions-arabes/feed/</wfw:commentRss>
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		</item>
		<item>
		<title>Médias &amp; Révolutions (II) : le mix médiatique</title>
		<link>http://netpolitique.net/2011/03/medias_et_revolutions2_le_mix_mediatique/</link>
		<comments>http://netpolitique.net/2011/03/medias_et_revolutions2_le_mix_mediatique/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 01 Mar 2011 23:16:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anthony Hamelle</dc:creator>
				<category><![CDATA[monde]]></category>
		<category><![CDATA[netactivisme]]></category>
		<category><![CDATA[netdémocratie]]></category>
		<category><![CDATA[netpolitique]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://90plan.ovh.net/~voximity/netpov4/2011/03/medias_et_revolutions2_le_mix_mediatique/</guid>
		<description><![CDATA[<p><em>Ce billet est le deuxi&#232;me de la s&#233;rie "M&#233;dias &#38; R&#233;volutions". Tandis que le premier vous a pr&#233;sent&#233; une mise en perspective historique, allant de Gutenberg &#224; McLuhan et l'&#233;mergence des m&#233;dias num&#233;riques, ce billet entend explorer l'impact politique d'Internet dans le cadre de r&#233;gimes autoritaires &#224; travers le prisme de la r&#233;volution du jasmin tunisienne. Plut&#244;t que d'ajouter un &#233;ni&#232;me point de vue au d&#233;bat "Twitter / Facebook causent-ils des r&#233;volutions", je vais pour une fois faire l'&#233;conomie d'un long billet et vous proposer deux conclusions pr&#233;cises fond&#233;es sur une exploration sommaire de la structure du r&#233;seau du d&#233;bat public ayant entour&#233; la r&#233;volution du jasmin.</em></p>
<p><strong>Ce que vous avez rat&#233; dans les &#233;pisodes pr&#233;c&#233;dents</strong></p>
<p>[D&#233;sol&#233;, si vous &#234;tes familiers de mes billets ou des conversations que j'aime avoir, vous me connaissez, j'ai du mal &#224; r&#233;sister &#224; l'ajout d'un minimum d'informations contextuelles]. Avant de passer &#224; des conclusions pr&#233;cises, parcourons les points de vue et analyses qui ont &#233;t&#233; partag&#233;s en r&#233;f&#233;rence &#224; la question "Quel a &#233;t&#233; le r&#244;le (&#233;ventuel) de Facebook, Twitter et des m&#233;dias sociaux aux r&#233;volutions du Maghreb et du Machrek ?".</p>
<p>D'abord vint Evgeny Morozov - qui eut l'intelligence de d&#233;gainer en premier etude pousser l'ensemble des commentateurs &#224; jauger son propos. A titre principal, Morozov explique que nous avons tous surestim&#233; le r&#244;le des m&#233;dias et r&#233;seaux sociaux dans ces r&#233;volutions. Il soutient que ces technologies constituent en r&#233;alit&#233; une aubaine pour les r&#233;gimes autoritaires qui s'en servent pour surveiller leurs opposants et pourchasser les manifestants sans qu'elles se r&#233;v&#232;lent centrales ni m&#234;me utiles pour renverser ces r&#233;gimes.</p>
<p>De nombreux contre-arguments peuvent et doivent &#234;tre oppos&#233;s &#224; Morozov. Pour commencer, pourquoi diable des r&#233;gimes autoritaires chercheraient-ils &#224; restreindre l'acc&#232;s &#224; Internet ? Ethan Zuckerman se r&#233;f&#232;re justement &#224; la mani&#232;re dont le r&#233;gime tunisien de Ben Ali essaya, fin 2010, de g&#234;ner les mouvements de protestation s'aidant d'Internet. En Egypte Internet fut litt&#233;ralement coup&#233; au plus fort des protestations. Ceci ne milite gu&#232;re pour la th&#232;se de Morozov. Dans "The Atlantic", Alexis Madrigal dresse un tableau &#233;quilibr&#233; et &#233;tay&#233; de la contribution sp&#233;cifique de Facebook &#224; la propagation du vent de protestation qui a balay&#233; la Tunisie - gr&#226;ce entre autres aux initiatives prises par Facebook pour emp&#234;cher le gouvernement tunisien de surveiller ce qui s'y passait. C'est Cory Doctorow qui, dans "The Guardian", a effectu&#233; la meilleure mise &#224; nu des limites de la mani&#232;re de voir de Morozov. Entre autres analyses, il &#233;met l'hypoth&#232;se que si une information (de port&#233;e r&#233;volutionnaire) peut se propager au sein de diasporas, ce que Morozov sugg&#232;re lorsqu'il revient sur le sch&#233;ma de propagation d'information au sein de la diaspora iranienne en 2009, alors cette information devrait pouvoir se propager de la m&#234;me mani&#232;re au sein d'un pays...</p>
<p>Personnellement j'opposerai un argument suppl&#233;mentaire &#224; Morozov qui fait mine d'ignorer (probablement volontairement tant je le soup&#231;onne d'&#234;tre trop intelligent pour l'ignorer r&#233;ellement) la notion de communication &#224; double &#233;tage (Two Step Flow of Communication) d&#233;velopp&#233;e par Lazarsfeld et Katz. En effet Morozov signale (tr&#232;s justement) que Twitter voire Facebook sont peu utilis&#233;s en Afrique du Nord (16% des Tunisiens utilisaient Facebook fin 2010, 5% des Egyptiens) et que, quand ils sont utilis&#233;s, ils le sont par des citadins aux revenus plus &#233;lev&#233;s que la moyenne, en tout cas pas par ces ch&#244;meurs d&#233;senchant&#233;s ayant initi&#233; des r&#233;volutions. Cependant la notion de communication &#224; double &#233;tage implique que des id&#233;es de toutes sortes se r&#233;pandent g&#233;n&#233;ralement &#224; travers des cercles concentriques en commen&#231;ant par celui des leaders d'opinion (par exemple connect&#233;s aux r&#233;seaux sociaux) pour atteindre, &#224; terme, une audience plus large.</p>
<p><strong>Conclusion mineure : Twitter ou la force des liens faibles</strong></p>
<p>Que ce soit en Egypte ou en Tunisie, il est &#233;vident que Twitter a facilit&#233; la propagation de messages r&#233;volutionnaires au sein de diff&#233;rents groupes sociaux. Gr&#226;ce &#224; sa capacit&#233; &#224; connecter des individus venant d'horizons vari&#233;s, vivant en diff&#233;rents endroits et appartenant &#224; diff&#233;rentes communaut&#233;s, Twitter est &#224; m&#234;me d'activer ces fameux liens faibles qui permettent &#224; un message de sortir d'une communaut&#233; restreinte ou bien d&#233;limit&#233;e pour se propager dans un nombre &#233;lev&#233; de communaut&#233;s.</p>
<p>La vid&#233;o suivante r&#233;v&#232;le les sch&#233;mas de retweets, faits au moment de l'annonce de la d&#233;mission d'Hosni Moubarak, autour du marqueur Twitter (hashtag) de la r&#233;volution &#233;gyptienne : #jan25. Comme on peut l'observer, un nombre limit&#233; d'utilisateurs Twitter, chacun &#233;tant connect&#233; &#224; diff&#233;rents sous-groupes (sociaux) d'utilisateurs, permettent de faire circuler la nouvelle parmi diff&#233;rentes communaut&#233;s.</p>
<p><iframe title="YouTube video player" width="400" height="255" src="http://www.youtube.com/embed/2guKJfvq4uI?rel=0" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></p>
<p><br />A voir sur <a href="http://www.youtube.com/watch?v=2guKJfvq4uI" target="_blank">http://www.youtube.com/watch?v=2guKJfvq4uI</a></p>
<p>&#160;</p>
<p>Ce sch&#233;ma est &#233;galement visible en Tunisie. Regardons, par exemple, &#224; la position de Slim Amamou sur Twitter (o&#249; il est connu sous le nom de @Slim404). Cet ancien opposant et d&#233;sormais secr&#233;taire d'Etat du premier gouvernement tunisien de l'apr&#232;s Ben Ali a pu r&#233;unir un nombre important d'abonn&#233;s Twitter autour de lui, dont certains &#233;tablis &#224; l'&#233;tranger, qui ont pu facilement obtenir une information de premi&#232;re main sur le d&#233;roulement des &#233;v&#233;nements &#224; Tunis.</p>
<p><img style="float: left;" src="http://ddo.li/wp-content/uploads/2011/02/linkfluence_tunisia_zoom_slim404.png" alt="" /></p>
<p>Slim Amamou appartient en fait &#224; une communaut&#233; relativement restreinte mais tr&#232;s active d'utilisateurs Twitter fortement connect&#233;s dont le r&#244;le s'est av&#233;r&#233; pr&#233;cieux pour faire passer les messages &#224; diff&#233;rents groupes sociaux en Tunisie ou au-del&#224; des fronti&#232;res. De nombreux blogs et, indirectement, sites de m&#233;dias en ligne ont en effet &#233;tabli des liens avec ce groupe d'utilisateurs Twitter afin d'obtenir, parfois en temps r&#233;el, des informations du terrain sur la r&#233;volution tunisienne.</p>
<p><img style="float: left;" src="http://ddo.li/wp-content/uploads/2011/02/linkfluence_tunisia_twitter.png" alt="" /></p>
<p><strong>Conclusion majeure : c'est le mix m&#233;diatique qui compte</strong></p>
<p>Il serait pour le moins t&#233;m&#233;raire d'affirmer que Facebook et Twitter sont dor&#233;navant les principaux vecteurs m&#233;diatiques de notre &#233;poque, permettant la propagation d'id&#233;es r&#233;volutionnaires et de leurs effets - comme il serait t&#233;m&#233;raire d'affirmer, &#224; l'instar de Morozov ou dans une certaine mesure du sociologue Malcolm Gladwell, qu'ils n'ont qu'un r&#244;le mineur dans ce sc&#233;nario. A dire vrai Facebok, Twitter, les m&#233;dias dits traditionnels ou encore les pages Wikipedia importent gu&#232;re quand ils sont pris isol&#233;ment. C'est l'inter-relation entre ces sph&#232;res qui se r&#233;v&#232;le int&#233;ressante. La capacit&#233; de Twitter &#224; propager des informations entre diff&#233;rents groupes, via des liens faibles, n'est que l'&#233;tincelle initiale qui permet &#224; des blogueurs et de nombreux journalistes d'exposer les sujets discut&#233;s dans l'espace public, tout ceci (avec Wikipedia) constituant le mat&#233;riau que les utilisateurs Facebook vont partager via des liens forts avec leur proches et amis qui d&#233;cideront peut-&#234;tre d'agir &#224; leur tour. L'importance de ce mix m&#233;diatique compos&#233; de plusieurs sph&#232;res appara&#238;t dans cette cartographie - &#224; l'exception de Facebook qui reste, compte tenu de sa nature privative, le plus souvent inaccessible pour ce type d'analyses).</p>
<p><img style="float: left;" src="http://ddo.li/wp-content/uploads/2011/02/linkfluence_tunisia_all.png" alt="" /></p>
<p>&#160;</p>
<p>Ce mix m&#233;diatique peut prendre diff&#233;rentes formes. Les deux combinaisons suivantes forment sans doute celles qui seront le plus souvent observ&#233;es :<br />- [Contextes r&#233;volutionnaires] : des utilisateurs Twitter propagent, rapidement, des informations via des liens faibles ; des blogueurs et des journalistes commencent &#224; traiter de celles-ci et &#224; les analyser tandis que les utilisateurs Facebook apportent leur cr&#233;dibilit&#233; personnelle &#224; ces informations en les partageant avec leurs proches et amis ;<br />- [Contextes d&#233;mocratiques] : des journalistes commencent &#224; traiter certaines informations et &#224; les analyses ; des utilisateurs Twitter les propagent ; des blogueurs apportent des visions alternatives tandis que des utilisateurs Facebook, l&#224; encore, apportent leur cr&#233;dibilit&#233; personnelle.</p>
<p><em>Tous mes remerciements &#224; <a href="http://linkfluence.net/">linkfluence</a>, <a href="http://twitter.com/gfouetil">Guilhem Fouetillou</a> et <a href="http://twitter.com/moirakoffi">Mo&#239;ra Koffi</a> qui ont grandement contribu&#233; &#224; l'&#233;tude sommaire du web social tunisien. La s&#233;rie "M&#233;dias &#38; R&#233;volutions" devait initialement comporter deux billets. Etant donn&#233; l'&#233;tendue des sujets &#224; traiter j'ai d&#233;cid&#233; d'ajouter &#224; cette s&#233;rie (au moins) un autre billet - sur l'impact des m&#233;dias num&#233;riques dans des contextes d&#233;mocratiques - qui devrait &#234;tre publi&#233; d'ici &#224; un mois &#8230; ou deux.</em></p>
<p>--</p>
<p>Sources &#38; Lectures</p>
<p><a href="http://ddo.li/2011/01/31/media-revolutions-i/">Media &#38; Revolutions (I) </a><br /><a href="http://neteffect.foreignpolicy.com/posts/2011/01/14/first_thoughts_on_tunisia_and_the_role_of_the_internet">Morozov</a><br /><a href="http://www.foreignpolicy.com/articles/2011/01/14/the_first_twitter_revolution?page=0,1"> Zuckerman</a><br /><a href="http://www.theatlantic.com/technology/archive/2011/01/the-inside-story-of-how-facebook-responded-to-tunisian-hacks/70044"> Madrigal</a><br /><a href="http://www.guardian.co.uk/technology/2011/jan/25/net-activism-delusion"> Doctorow</a><br /><a href="http://www.newyorker.com/online/blogs/newsdesk/2011/02/does-egypt-need-twitter.html"> Gladwell</a><br /><a href="http://technosociology.org/?p=305"> Tufecki (sur les liens forts et les liens faibles) </a><br /><a href="http://technosociology.org/?p=366">Tufecki (sur des r&#233;volutions sans leaders) </a><br /><a href="http://gephi.org/2011/the-egyptian-revolution-on-twitter/">Gephi (visualisation de la structure du r&#233;seau Twitter autour de la r&#233;volution &#233;gyptienne)</a></p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="tweetbutton909" class="tw_button" style="float:right;margin-left:10px;"><a href="http://twitter.com/share?url=http%3A%2F%2Fnetpolitique.net%2F2011%2F03%2Fmedias_et_revolutions2_le_mix_mediatique%2F&amp;via=148&amp;text=M%C3%A9dias%20%26%23038%3B%20R%C3%A9volutions%20%28II%29%20%3A%20le%20mix%20m%C3%A9diatique&amp;related=&amp;lang=fr&amp;count=horizontal&amp;counturl=http%3A%2F%2Fnetpolitique.net%2F2011%2F03%2Fmedias_et_revolutions2_le_mix_mediatique%2F" class="twitter-share-button"  style="width:55px;height:22px;background:transparent url('http://netpolitique.net/wp-content/plugins/wp-tweet-button/tweetn.png') no-repeat  0 0;text-align:left;text-indent:-9999px;display:block;">Tweet</a></div><iframe src="http://www.facebook.com/plugins/like.php?href=http://netpolitique.net/2011/03/medias_et_revolutions2_le_mix_mediatique/&amp;layout=standard&amp;show_faces=1&amp;width=450&amp;action=like&amp;colorscheme=light&amp;font=" scrolling="no" frameborder="0" style="border:none; overflow:hidden; width:450px; height:25px"></iframe><p><em>Ce billet est le deuxième de la série &laquo;&nbsp;Médias &amp; Révolutions&nbsp;&raquo;. Tandis que le premier vous a présenté une mise en perspective historique, allant de Gutenberg à McLuhan et l&#8217;émergence des médias numériques, ce billet entend explorer l&#8217;impact politique d&#8217;Internet dans le cadre de régimes autoritaires à travers le prisme de la révolution du jasmin tunisienne. Plutôt que d&#8217;ajouter un énième point de vue au débat &laquo;&nbsp;Twitter / Facebook causent-ils des révolutions&nbsp;&raquo;, je vais pour une fois faire l&#8217;économie d&#8217;un long billet et vous proposer deux conclusions précises fondées sur une exploration sommaire de la structure du réseau du débat public ayant entouré la révolution du jasmin.</em></p>
<p><strong>Ce que vous avez raté dans les épisodes précédents</strong></p>
<p>[Désolé, si vous êtes familiers de mes billets ou des conversations que j'aime avoir, vous me connaissez, j'ai du mal à résister à l'ajout d'un minimum d'informations contextuelles]. Avant de passer à des conclusions précises, parcourons les points de vue et analyses qui ont été partagés en référence à la question &laquo;&nbsp;Quel a été le rôle (éventuel) de Facebook, Twitter et des médias sociaux aux révolutions du Maghreb et du Machrek ?&nbsp;&raquo;.</p>
<p>D&#8217;abord vint Evgeny Morozov &#8211; qui eut l&#8217;intelligence de dégainer en premier etude pousser l&#8217;ensemble des commentateurs à jauger son propos. A titre principal, Morozov explique que nous avons tous surestimé le rôle des médias et réseaux sociaux dans ces révolutions. Il soutient que ces technologies constituent en réalité une aubaine pour les régimes autoritaires qui s&#8217;en servent pour surveiller leurs opposants et pourchasser les manifestants sans qu&#8217;elles se révèlent centrales ni même utiles pour renverser ces régimes.</p>
<p>De nombreux contre-arguments peuvent et doivent être opposés à Morozov. Pour commencer, pourquoi diable des régimes autoritaires chercheraient-ils à restreindre l&#8217;accès à Internet ? Ethan Zuckerman se réfère justement à la manière dont le régime tunisien de Ben Ali essaya, fin 2010, de gêner les mouvements de protestation s&#8217;aidant d&#8217;Internet. En Egypte Internet fut littéralement coupé au plus fort des protestations. Ceci ne milite guère pour la thèse de Morozov. Dans &laquo;&nbsp;The Atlantic&nbsp;&raquo;, Alexis Madrigal dresse un tableau équilibré et étayé de la contribution spécifique de Facebook à la propagation du vent de protestation qui a balayé la Tunisie &#8211; grâce entre autres aux initiatives prises par Facebook pour empêcher le gouvernement tunisien de surveiller ce qui s&#8217;y passait. C&#8217;est Cory Doctorow qui, dans &laquo;&nbsp;The Guardian&nbsp;&raquo;, a effectué la meilleure mise à nu des limites de la manière de voir de Morozov. Entre autres analyses, il émet l&#8217;hypothèse que si une information (de portée révolutionnaire) peut se propager au sein de diasporas, ce que Morozov suggère lorsqu&#8217;il revient sur le schéma de propagation d&#8217;information au sein de la diaspora iranienne en 2009, alors cette information devrait pouvoir se propager de la même manière au sein d&#8217;un pays&#8230;</p>
<p>Personnellement j&#8217;opposerai un argument supplémentaire à Morozov qui fait mine d&#8217;ignorer (probablement volontairement tant je le soupçonne d&#8217;être trop intelligent pour l&#8217;ignorer réellement) la notion de communication à double étage (Two Step Flow of Communication) développée par Lazarsfeld et Katz. En effet Morozov signale (très justement) que Twitter voire Facebook sont peu utilisés en Afrique du Nord (16% des Tunisiens utilisaient Facebook fin 2010, 5% des Egyptiens) et que, quand ils sont utilisés, ils le sont par des citadins aux revenus plus élevés que la moyenne, en tout cas pas par ces chômeurs désenchantés ayant initié des révolutions. Cependant la notion de communication à double étage implique que des idées de toutes sortes se répandent généralement à travers des cercles concentriques en commençant par celui des leaders d&#8217;opinion (par exemple connectés aux réseaux sociaux) pour atteindre, à terme, une audience plus large.</p>
<p><strong>Conclusion mineure : Twitter ou la force des liens faibles</strong></p>
<p>Que ce soit en Egypte ou en Tunisie, il est évident que Twitter a facilité la propagation de messages révolutionnaires au sein de différents groupes sociaux. Grâce à sa capacité à connecter des individus venant d&#8217;horizons variés, vivant en différents endroits et appartenant à différentes communautés, Twitter est à même d&#8217;activer ces fameux liens faibles qui permettent à un message de sortir d&#8217;une communauté restreinte ou bien délimitée pour se propager dans un nombre élevé de communautés.</p>
<p>La vidéo suivante révèle les schémas de retweets, faits au moment de l&#8217;annonce de la démission d&#8217;Hosni Moubarak, autour du marqueur Twitter (hashtag) de la révolution égyptienne : #jan25. Comme on peut l&#8217;observer, un nombre limité d&#8217;utilisateurs Twitter, chacun étant connecté à différents sous-groupes (sociaux) d&#8217;utilisateurs, permettent de faire circuler la nouvelle parmi différentes communautés.</p>
<p><iframe width="560" height="349" src="http://www.youtube.com/embed/2guKJfvq4uI?rel=0" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></p>
<p>Ce schéma est également visible en Tunisie. Regardons, par exemple, à la position de Slim Amamou sur Twitter (où il est connu sous le nom de @Slim404). Cet ancien opposant et désormais secrétaire d&#8217;Etat du premier gouvernement tunisien de l&#8217;après Ben Ali a pu réunir un nombre important d&#8217;abonnés Twitter autour de lui, dont certains établis à l&#8217;étranger, qui ont pu facilement obtenir une information de première main sur le déroulement des événements à Tunis.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://ddo.li/wp-content/uploads/2011/02/linkfluence_tunisia_zoom_slim404.png" alt="" width="640" height="300" /></p>
<p>Slim Amamou appartient en fait à une communauté relativement restreinte mais très active d&#8217;utilisateurs Twitter fortement connectés dont le rôle s&#8217;est avéré précieux pour faire passer les messages à différents groupes sociaux en Tunisie ou au-delà des frontières. De nombreux blogs et, indirectement, sites de médias en ligne ont en effet établi des liens avec ce groupe d&#8217;utilisateurs Twitter afin d&#8217;obtenir, parfois en temps réel, des informations du terrain sur la révolution tunisienne.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://ddo.li/wp-content/uploads/2011/02/linkfluence_tunisia_twitter.png" alt="" width="640" height="301" /></p>
<p><strong>Conclusion majeure : c&#8217;est le mix médiatique qui compte</strong></p>
<p>Il serait pour le moins téméraire d&#8217;affirmer que Facebook et Twitter sont dorénavant les principaux vecteurs médiatiques de notre époque, permettant la propagation d&#8217;idées révolutionnaires et de leurs effets &#8211; comme il serait téméraire d&#8217;affirmer, à l&#8217;instar de Morozov ou dans une certaine mesure du sociologue Malcolm Gladwell, qu&#8217;ils n&#8217;ont qu&#8217;un rôle mineur dans ce scénario. A dire vrai Facebok, Twitter, les médias dits traditionnels ou encore les pages Wikipedia importent guère quand ils sont pris isolément. C&#8217;est l&#8217;inter-relation entre ces sphères qui se révèle intéressante. La capacité de Twitter à propager des informations entre différents groupes, via des liens faibles, n&#8217;est que l&#8217;étincelle initiale qui permet à des blogueurs et de nombreux journalistes d&#8217;exposer les sujets discutés dans l&#8217;espace public, tout ceci (avec Wikipedia) constituant le matériau que les utilisateurs Facebook vont partager via des liens forts avec leur proches et amis qui décideront peut-être d&#8217;agir à leur tour. L&#8217;importance de ce mix médiatique composé de plusieurs sphères apparaît dans cette cartographie &#8211; à l&#8217;exception de Facebook qui reste, compte tenu de sa nature privative, le plus souvent inaccessible pour ce type d&#8217;analyses).</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://ddo.li/wp-content/uploads/2011/02/linkfluence_tunisia_all.png" alt="" width="640" height="299" /></p>
<p>Ce mix médiatique peut prendre différentes formes. Les deux combinaisons suivantes forment sans doute celles qui seront le plus souvent observées :<br />
- [Contextes révolutionnaires] : des utilisateurs Twitter propagent, rapidement, des informations via des liens faibles ; des blogueurs et des journalistes commencent à traiter de celles-ci et à les analyser tandis que les utilisateurs Facebook apportent leur crédibilité personnelle à ces informations en les partageant avec leurs proches et amis ;<br />
- [Contextes démocratiques] : des journalistes commencent à traiter certaines informations et à les analyses ; des utilisateurs Twitter les propagent ; des blogueurs apportent des visions alternatives tandis que des utilisateurs Facebook, là encore, apportent leur crédibilité personnelle.</p>
<p><em>Tous mes remerciements à <a href="http://linkfluence.net/">linkfluence</a>, <a href="http://twitter.com/gfouetil">Guilhem Fouetillou</a> et <a href="http://twitter.com/moirakoffi">Moïra Koffi</a> qui ont grandement contribué à l&#8217;étude sommaire du web social tunisien. La série &laquo;&nbsp;Médias &amp; Révolutions&nbsp;&raquo; devait initialement comporter deux billets. Etant donné l&#8217;étendue des sujets à traiter j&#8217;ai décidé d&#8217;ajouter à cette série (au moins) un autre billet &#8211; sur l&#8217;impact des médias numériques dans des contextes démocratiques &#8211; qui devrait être publié d&#8217;ici à un mois … ou deux.</em></p>
<p>&#8211;</p>
<p>Sources &amp; Lectures</p>
<p><a href="http://ddo.li/2011/01/31/media-revolutions-i/">Media &amp; Revolutions (I) </a><br />
<a href="http://neteffect.foreignpolicy.com/posts/2011/01/14/first_thoughts_on_tunisia_and_the_role_of_the_internet">Morozov</a><br />
<a href="http://www.foreignpolicy.com/articles/2011/01/14/the_first_twitter_revolution?page=0,1">Zuckerman</a><br />
<a href="http://www.theatlantic.com/technology/archive/2011/01/the-inside-story-of-how-facebook-responded-to-tunisian-hacks/70044">Madrigal</a><br />
<a href="http://www.guardian.co.uk/technology/2011/jan/25/net-activism-delusion">Doctorow</a><br />
<a href="http://www.newyorker.com/online/blogs/newsdesk/2011/02/does-egypt-need-twitter.html">Gladwell</a><br />
<a href="http://technosociology.org/?p=305">Tufecki (sur les liens forts et les liens faibles) </a><br />
<a href="http://technosociology.org/?p=366">Tufecki (sur des révolutions sans leaders) </a><br />
<a href="http://gephi.org/2011/the-egyptian-revolution-on-twitter/">Gephi (visualisation de la structure du réseau Twitter autour de la révolution égyptienne)</a></p>
<p>h</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://netpolitique.net/2011/03/medias_et_revolutions2_le_mix_mediatique/feed/</wfw:commentRss>
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		</item>
		<item>
		<title>Tunisie : relativiser le rôle de Twitter, Facebook et Wikileaks</title>
		<link>http://netpolitique.net/2011/01/</link>
		<comments>http://netpolitique.net/2011/01/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 16 Jan 2011 20:16:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>SMagniant</dc:creator>
				<category><![CDATA[monde]]></category>

		<guid isPermaLink="false"></guid>
		<description><![CDATA[<p><br />Quelques liens utiles sur la r&#233;volution en Tunisie et le r&#244;le (ou absence de r&#244;le) de Facebook, Twitter et bien s&#251;r Wikileaks :<br /><a href="http://www.foreignpolicy.com/articles/2011/01/14/the_first_twitter_revolution?page=0,1"><br /></a></p>
<ul>
<li><a href="http://www.foreignpolicy.com/articles/2011/01/14/the_first_twitter_revolution?page=0,1">The First Twitter Revolution?</a> : Ethan Zuckerman sort la citation qui r&#233;sume tout "Tunisians took to the streets due to decades of frustration, not in reaction to a WikiLeaks cable, a denial-of-service attack, or a Facebook update."</li>
</ul>
<p>&#160;</p>
<ul>
<li><a href="http://neteffect.foreignpolicy.com/posts/2011/01/14/first_thoughts_on_tunisia_and_the_role_of_the_internet">First thoughts on Tunisia and the role of the Internet</a> : pragmatique avant tout, Evgeny Morozov replace la situation tunisienne dans le contexte des mobilisations internationales r&#233;centes de ces derni&#232;res ann&#233;es</li>
</ul>
<p>&#160;</p>
<ul>
<li><a href="http://fr.readwriteweb.com/2011/01/16/a-la-une/ceci-nest-ni-une-wikileaksrvolution-ni-une-twitterrvolution-sidibouzid/">Ceci n&#8217;est ni une Wikileaks-r&#233;volution ni une Twitter-r&#233;volution #sidibouzid</a> : ReadWriteWeb fait un joli travail d'analyse &#224; base de t&#233;moignages recueillis via les r&#233;seaux</li>
</ul>
<p>&#160;</p>
<ul>
<li><a href="http://thelede.blogs.nytimes.com/2011/01/12/tunisians-document-protests-online/">Tunisians Document Protests Online</a> : le New York Times documente les diff&#233;rentes manifestations d'activisme en ligne, certaines sensationnelles, des jeunes tunisiens.</li>
</ul>
<p>&#160;</p>
<ul>
<li><a href="http://globalvoicesonline.org/2011/01/16/arab-world-after-tunisia-whos-next/">Arab World: After Tunisia, Who's Next?</a> : bon article sur la th&#233;orie des dominos dans les pays arabes &#224; l'&#232;re de Twitter. </li>
</ul>
<p>&#160;</p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="tweetbutton905" class="tw_button" style="float:right;margin-left:10px;"><a href="http://twitter.com/share?url=http%3A%2F%2Fnetpolitique.net%2F2011%2F01%2F&amp;via=netpolitique&amp;text=Tunisie%20%3A%20relativiser%20le%20r%C3%B4le%20de%20Twitter%2C%20Facebook%20et%20Wikileaks&amp;related=&amp;lang=fr&amp;count=horizontal&amp;counturl=http%3A%2F%2Fnetpolitique.net%2F2011%2F01%2F" class="twitter-share-button"  style="width:55px;height:22px;background:transparent url('http://netpolitique.net/wp-content/plugins/wp-tweet-button/tweetn.png') no-repeat  0 0;text-align:left;text-indent:-9999px;display:block;">Tweet</a></div><iframe src="http://www.facebook.com/plugins/like.php?href=http://netpolitique.net/2011/01/&amp;layout=standard&amp;show_faces=1&amp;width=450&amp;action=like&amp;colorscheme=light&amp;font=" scrolling="no" frameborder="0" style="border:none; overflow:hidden; width:450px; height:25px"></iframe><p>Quelques liens utiles sur la r&eacute;volution en Tunisie et le r&ocirc;le (ou absence de r&ocirc;le) de Facebook, Twitter et bien s&ucirc;r Wikileaks :<br /><a href="http://www.foreignpolicy.com/articles/2011/01/14/the_first_twitter_revolution?page=0,1"><br /></a></p>
<ul>
<li><a href="http://www.foreignpolicy.com/articles/2011/01/14/the_first_twitter_revolution?page=0,1">The First Twitter Revolution?</a> : Ethan Zuckerman sort la citation qui r&eacute;sume tout &laquo;&nbsp;Tunisians took to the streets due to decades of frustration, not in reaction to a WikiLeaks cable, a denial-of-service attack, or a Facebook update.&nbsp;&raquo;</li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<ul>
<li><a href="http://neteffect.foreignpolicy.com/posts/2011/01/14/first_thoughts_on_tunisia_and_the_role_of_the_internet">First thoughts on Tunisia and the role of the Internet</a> : pragmatique avant tout, Evgeny Morozov replace la situation tunisienne dans le contexte des mobilisations internationales r&eacute;centes de ces derni&egrave;res ann&eacute;es</li>
</ul>
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<li><a href="http://fr.readwriteweb.com/2011/01/16/a-la-une/ceci-nest-ni-une-wikileaksrvolution-ni-une-twitterrvolution-sidibouzid/">Ceci n&rsquo;est ni une Wikileaks-r&eacute;volution ni une Twitter-r&eacute;volution #sidibouzid</a> : ReadWriteWeb fait un joli travail d&#8217;analyse &agrave; base de t&eacute;moignages recueillis via les r&eacute;seaux</li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<ul>
<li><a href="http://thelede.blogs.nytimes.com/2011/01/12/tunisians-document-protests-online/">Tunisians Document Protests Online</a> : le New York Times documente les diff&eacute;rentes manifestations d&#8217;activisme en ligne, certaines sensationnelles, des jeunes tunisiens.</li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<ul>
<li><a href="http://globalvoicesonline.org/2011/01/16/arab-world-after-tunisia-whos-next/">Arab World: After Tunisia, Who&#8217;s Next?</a> : bon article sur la th&eacute;orie des dominos dans les pays arabes &agrave; l&#8217;&egrave;re de Twitter. </li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Si Facebook &#233;tait une Nation &#8211; en infographie</title>
		<link>http://netpolitique.net/2010/08/Si_Facebook_etait_une_Nation_en_infographie/</link>
		<comments>http://netpolitique.net/2010/08/Si_Facebook_etait_une_Nation_en_infographie/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 17 Aug 2010 13:07:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ACoulet</dc:creator>
				<category><![CDATA[monde]]></category>

		<guid isPermaLink="false"></guid>
		<description><![CDATA[<p>Pour faire suite &#224; nos billets <a href="http://blog.netpolitique.net/?q=node/875">"L'&#232;re des R&#233;seaux Nations"</a> et <a href="http://www.netpolitique.net/?q=node/896">"Facebook amplifie le storytelling et se cherche des h&#233;ros UGC"</a>, voici une infographie des plus convaincantes du blog am&#233;ricain <a href="http://blog.fliptop.com/facebook-nation/">FlipTop</a> que nous relayons ici :</p>
<p><img src="http://blog.fliptop.com/wp-content/uploads/2010/08/Fliptop-FacebookNation-final-blog2.jpg" alt="" width="434" height="2737" /></p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="tweetbutton898" class="tw_button" style="float:right;margin-left:10px;"><a href="http://twitter.com/share?url=http%3A%2F%2Fnetpolitique.net%2F2010%2F08%2FSi_Facebook_etait_une_Nation_en_infographie%2F&amp;via=netpolitique&amp;text=Si%20Facebook%20%26eacute%3Btait%20une%20Nation%20%26%238211%3B%20en%20infographie&amp;related=&amp;lang=fr&amp;count=horizontal&amp;counturl=http%3A%2F%2Fnetpolitique.net%2F2010%2F08%2FSi_Facebook_etait_une_Nation_en_infographie%2F" class="twitter-share-button"  style="width:55px;height:22px;background:transparent url('http://netpolitique.net/wp-content/plugins/wp-tweet-button/tweetn.png') no-repeat  0 0;text-align:left;text-indent:-9999px;display:block;">Tweet</a></div><iframe src="http://www.facebook.com/plugins/like.php?href=http://netpolitique.net/2010/08/Si_Facebook_etait_une_Nation_en_infographie/&amp;layout=standard&amp;show_faces=1&amp;width=450&amp;action=like&amp;colorscheme=light&amp;font=" scrolling="no" frameborder="0" style="border:none; overflow:hidden; width:450px; height:25px"></iframe><p>Pour faire suite &agrave; nos billets <a href="http://blog.netpolitique.net/?q=node/875">&laquo;&nbsp;L&#8217;&egrave;re des R&eacute;seaux Nations&nbsp;&raquo;</a> et <a href="http://www.netpolitique.net/?q=node/896">&laquo;&nbsp;Facebook amplifie le storytelling et se cherche des h&eacute;ros UGC&nbsp;&raquo;</a>, voici une infographie des plus convaincantes du blog am&eacute;ricain <a href="http://blog.fliptop.com/facebook-nation/">FlipTop</a> que nous relayons ici :</p>
<p><img src="http://blog.fliptop.com/wp-content/uploads/2010/08/Fliptop-FacebookNation-final-blog2.jpg" alt="" width="434" height="2737" /></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Facebook amplifie le storytelling et se cherche des h&#233;ros UGC</title>
		<link>http://netpolitique.net/2010/07/</link>
		<comments>http://netpolitique.net/2010/07/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 18 Jul 2010 18:58:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ACoulet</dc:creator>
				<category><![CDATA[monde]]></category>

		<guid isPermaLink="false"></guid>
		<description><![CDATA[<p><em>[Edit 20 juillet 2010 : Facebook stories est en ligne ici <a href="http://stories.facebook.com/">http://stories.facebook.com/</a> ]</em></p>
<p>Il y a quelques mois, nous nous pr&#234;tions &#224; une r&#233;flexion raisonn&#233;e et th&#233;orique sur la nature de facebook et sa similitude tr&#232;s proche avec celle d'une Nation (cf l'article <a href="http://blog.netpolitique.net/?q=node/875">"L'&#232;re des R&#233;seaux-Nation"</a>). C'&#233;tait &#224; l'occasion d'un &#233;v&#232;nement sans pr&#233;c&#233;dent : Facebook allait d&#233;passer les 350 millions de membres, et clamait cr&#226;nement la superiorit&#233; num&#233;rique de "sa population" sur celle des Etats-Unis.</p>
<p><img src="http://kara.allthingsd.com/files/2010/07/add-to-friends-275x277.png" alt="" width="213" height="215" /></p>
<p>Ce n'&#233;tait qu'une miette de l'app&#233;tit de l'ogre Facebook : en effet, en ce dimanche 18 juillet, Kara Swisher nous apprend que <a href="http://kara.allthingsd.com/20100716/exclusive-facebook-will-announce-500-million-users-next-week-with-facebook-stories/?mod=ATD_rss">Facebook va bient&#244;t d&#233;passer les 500 millions de membres</a>. Mais ce n'est pas tout, Kara Swisher nous r&#233;v&#232;le aussi une confidence de Zuckerberg (Ndlr : le patron de Facebook) selon laquelle, pour la premi&#232;re fois, le r&#233;seau va c&#233;l&#233;brer ce nouveau cap en mettant en valeur, sur un site d&#233;di&#233; appel&#233; <a href="http://www.facebook.com/help/contact.php?show_form=user_stories">"Facebook stories"</a>, 200 "histoires" de ses membres.</p>
<p>En abandonnant une communication par les chiffres qui devient d&#233;su&#232;te du fait de l'impossible comparaison avec d'autres nations (ce type de communication reviendra peut-&#234;tre quand facebook pourra se comparer &#224; l'Inde ou la Chine), Facebook tente aussi de passer &#224; un nouveau stade de l'&#233;dification mythologique de son r&#233;seau en s'appuyant sur la technique du storytelling : raconter des histoires pour fortifier encore les bases du r&#233;seau-nation. Le Storytelling consiste &#224; faire &#233;merger au sein des organisations m&#234;mes une ou plusieurs histoires &#224; fort pouvoir de s&#233;duction et de conviction. Ces histoires, qui peuvent &#234;tre r&#233;duites &#224; des anecdotes ou &#233;tendues &#224; des discours entiers, servent de vecteurs pour faire passer des messages plus complexes et qui sont transmis avec plus d&#8217;efficacit&#233;, selon le principe que pour parler &#224; la t&#234;te, il faut souvent d&#8217;abord toucher le coeur. Autrement dit passer par l&#8217;&#233;motion pour atteindre la raison.</p>
<p>Avec <a href="http://www.facebook.com/help/contact.php?show_form=user_stories">"Facebook stories"</a>, Zuckerberg cherche des h&#233;ros &#224; son r&#233;seau. Tout comme les nations &#233;l&#232;vent des statues &#224; leurs grands hommes, le r&#233;seau-nation promeut les histoires de ses h&#233;ros UGC (pour <em>User generated Content</em>). Autant de piedestaux digitaux &#233;difi&#233;s afin d'affermir le sentiment d'appartenance des membres, et pour servir l'incroyable ambition de Facebook : devenir la premi&#232;re nation du Monde</p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="tweetbutton896" class="tw_button" style="float:right;margin-left:10px;"><a href="http://twitter.com/share?url=http%3A%2F%2Fnetpolitique.net%2F2010%2F07%2F&amp;via=netpolitique&amp;text=Facebook%20amplifie%20le%20storytelling%20et%20se%20cherche%20des%20h%26eacute%3Bros%20UGC&amp;related=&amp;lang=fr&amp;count=horizontal&amp;counturl=http%3A%2F%2Fnetpolitique.net%2F2010%2F07%2F" class="twitter-share-button"  style="width:55px;height:22px;background:transparent url('http://netpolitique.net/wp-content/plugins/wp-tweet-button/tweetn.png') no-repeat  0 0;text-align:left;text-indent:-9999px;display:block;">Tweet</a></div><iframe src="http://www.facebook.com/plugins/like.php?href=http://netpolitique.net/2010/07/&amp;layout=standard&amp;show_faces=1&amp;width=450&amp;action=like&amp;colorscheme=light&amp;font=" scrolling="no" frameborder="0" style="border:none; overflow:hidden; width:450px; height:25px"></iframe><p><em>[Edit 20 juillet 2010 : Facebook stories est en ligne ici <a href="http://stories.facebook.com/">http://stories.facebook.com/</a> ]</em></p>
<p>Il y a quelques mois, nous nous pr&ecirc;tions &agrave; une r&eacute;flexion raisonn&eacute;e et th&eacute;orique sur la nature de facebook et sa similitude tr&egrave;s proche avec celle d&#8217;une Nation (cf l&#8217;article <a href="http://blog.netpolitique.net/?q=node/875">&laquo;&nbsp;L&#8217;&egrave;re des R&eacute;seaux-Nation&nbsp;&raquo;</a>). C&#8217;&eacute;tait &agrave; l&#8217;occasion d&#8217;un &eacute;v&egrave;nement sans pr&eacute;c&eacute;dent : Facebook allait d&eacute;passer les 350 millions de membres, et clamait cr&acirc;nement la superiorit&eacute; num&eacute;rique de &laquo;&nbsp;sa population&nbsp;&raquo; sur celle des Etats-Unis.</p>
<p><img src="http://kara.allthingsd.com/files/2010/07/add-to-friends-275x277.png" alt="" width="213" height="215" /></p>
<p>Ce n&#8217;&eacute;tait qu&#8217;une miette de l&#8217;app&eacute;tit de l&#8217;ogre Facebook : en effet, en ce dimanche 18 juillet, Kara Swisher nous apprend que <a href="http://kara.allthingsd.com/20100716/exclusive-facebook-will-announce-500-million-users-next-week-with-facebook-stories/?mod=ATD_rss">Facebook va bient&ocirc;t d&eacute;passer les 500 millions de membres</a>. Mais ce n&#8217;est pas tout, Kara Swisher nous r&eacute;v&egrave;le aussi une confidence de Zuckerberg (Ndlr : le patron de Facebook) selon laquelle, pour la premi&egrave;re fois, le r&eacute;seau va c&eacute;l&eacute;brer ce nouveau cap en mettant en valeur, sur un site d&eacute;di&eacute; appel&eacute; <a href="http://www.facebook.com/help/contact.php?show_form=user_stories">&laquo;&nbsp;Facebook stories&nbsp;&raquo;</a>, 200 &laquo;&nbsp;histoires&nbsp;&raquo; de ses membres.</p>
<p>En abandonnant une communication par les chiffres qui devient d&eacute;su&egrave;te du fait de l&#8217;impossible comparaison avec d&#8217;autres nations (ce type de communication reviendra peut-&ecirc;tre quand facebook pourra se comparer &agrave; l&#8217;Inde ou la Chine), Facebook tente aussi de passer &agrave; un nouveau stade de l&#8217;&eacute;dification mythologique de son r&eacute;seau en s&#8217;appuyant sur la technique du storytelling : raconter des histoires pour fortifier encore les bases du r&eacute;seau-nation. Le Storytelling consiste &agrave; faire &eacute;merger au sein des organisations m&ecirc;mes une ou plusieurs histoires &agrave; fort pouvoir de s&eacute;duction et de conviction. Ces histoires, qui peuvent &ecirc;tre r&eacute;duites &agrave; des anecdotes ou &eacute;tendues &agrave; des discours entiers, servent de vecteurs pour faire passer des messages plus complexes et qui sont transmis avec plus d&rsquo;efficacit&eacute;, selon le principe que pour parler &agrave; la t&ecirc;te, il faut souvent d&rsquo;abord toucher le coeur. Autrement dit passer par l&rsquo;&eacute;motion pour atteindre la raison.</p>
<p>Avec <a href="http://www.facebook.com/help/contact.php?show_form=user_stories">&laquo;&nbsp;Facebook stories&nbsp;&raquo;</a>, Zuckerberg cherche des h&eacute;ros &agrave; son r&eacute;seau. Tout comme les nations &eacute;l&egrave;vent des statues &agrave; leurs grands hommes, le r&eacute;seau-nation promeut les histoires de ses h&eacute;ros UGC (pour <em>User generated Content</em>). Autant de piedestaux digitaux &eacute;difi&eacute;s afin d&#8217;affermir le sentiment d&#8217;appartenance des membres, et pour servir l&#8217;incroyable ambition de Facebook : devenir la premi&egrave;re nation du Monde</p>
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		</item>
		<item>
		<title>R&#233;chauffement climatique : blogueurs de tous les pays, unissez-vous !</title>
		<link>http://netpolitique.net/2009/09/</link>
		<comments>http://netpolitique.net/2009/09/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 28 Sep 2009 01:30:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>SMagniant</dc:creator>
				<category><![CDATA[monde]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Le 15 octobre prochain se tiendra le &#171;<a href="http://blogactionday.org/" target="_blank">Blog Action Day</a> &#187;, un &#233;v&#233;nement unique qui chaque ann&#233;e r&#233;unit virtuellement des milliers de blogueurs du monde entier autour d&#8217;un seul et m&#234;me sujet.&#160;</p>
<p>&#160;</p>
<p>
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</p>
<p>Sommet de Copenhague oblige, cette &#233;dition du Blog Action Day sera consacr&#233;e au changement climatique. De nombreuses organisations, ONG, et mouvements &#171; net-oyens &#187; se mobilisent en vue de cet &#233;v&#233;nement pour sensibiliser l&#8217;opinion publique via les medias en ligne et interpeler les m&#233;dias et les dirigeants politiques.&#160;</p>
<p>Fort heureusement pour la port&#233;e de cette mobilisation &#233;ph&#233;m&#232;re, les moyens d&#8217;action ne se limiteront pas &#224; des milliers de posts au diapason. L&#8217;&#233;v&#233;nement sert ing&#233;nieusement de catalyste pour d&#8217;<a href="http://blogactionday.org/en/takeaction" target="_blank">autres actions</a> on et <a href="http://www.350.org/actions " target="_blank">off-line</a> organis&#233;e en vue du sommet de Copenhague.&#160;</p>
<p>Les compteurs sont enclench&#233;es, les netroots alert&#233;es, n'h&#233;sitez pas&#160;&#224;&#160;participer, et&#160;&#224;&#160;contribuer vos id&#233;es.</p>
<p>&#160;</p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="tweetbutton863" class="tw_button" style="float:right;margin-left:10px;"><a href="http://twitter.com/share?url=http%3A%2F%2Fnetpolitique.net%2F2009%2F09%2F&amp;via=netpolitique&amp;text=R%26eacute%3Bchauffement%20climatique%20%3A%20blogueurs%20de%20tous%20les%20pays%2C%20unissez-vous%20%21&amp;related=&amp;lang=fr&amp;count=horizontal&amp;counturl=http%3A%2F%2Fnetpolitique.net%2F2009%2F09%2F" class="twitter-share-button"  style="width:55px;height:22px;background:transparent url('http://netpolitique.net/wp-content/plugins/wp-tweet-button/tweetn.png') no-repeat  0 0;text-align:left;text-indent:-9999px;display:block;">Tweet</a></div><iframe src="http://www.facebook.com/plugins/like.php?href=http://netpolitique.net/2009/09/&amp;layout=standard&amp;show_faces=1&amp;width=450&amp;action=like&amp;colorscheme=light&amp;font=" scrolling="no" frameborder="0" style="border:none; overflow:hidden; width:450px; height:25px"></iframe><p>Le 15 octobre prochain se tiendra le &laquo;<a href="http://blogactionday.org/" target="_blank">Blog Action Day</a> &raquo;, un &eacute;v&eacute;nement unique qui chaque ann&eacute;e r&eacute;unit virtuellement des milliers de blogueurs du monde entier autour d&rsquo;un seul et m&ecirc;me sujet.&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>
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</p>
<p>Sommet de Copenhague oblige, cette &eacute;dition du Blog Action Day sera consacr&eacute;e au changement climatique. De nombreuses organisations, ONG, et mouvements &laquo; net-oyens &raquo; se mobilisent en vue de cet &eacute;v&eacute;nement pour sensibiliser l&rsquo;opinion publique via les medias en ligne et interpeler les m&eacute;dias et les dirigeants politiques.&nbsp;</p>
<p>Fort heureusement pour la port&eacute;e de cette mobilisation &eacute;ph&eacute;m&egrave;re, les moyens d&rsquo;action ne se limiteront pas &agrave; des milliers de posts au diapason. L&rsquo;&eacute;v&eacute;nement sert ing&eacute;nieusement de catalyste pour d&rsquo;<a href="http://blogactionday.org/en/takeaction" target="_blank">autres actions</a> on et <a href="http://www.350.org/actions " target="_blank">off-line</a> organis&eacute;e en vue du sommet de Copenhague.&nbsp;</p>
<p>Les compteurs sont enclench&eacute;es, les netroots alert&eacute;es, n&#8217;h&eacute;sitez pas&nbsp;&agrave;&nbsp;participer, et&nbsp;&agrave;&nbsp;contribuer vos id&eacute;es.</p>
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		<title>Organiser la conversation avant d&#8217;animer la communaut&#233;</title>
		<link>http://netpolitique.net/2009/07/</link>
		<comments>http://netpolitique.net/2009/07/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 11 Jul 2009 23:03:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anthony Hamelle</dc:creator>
				<category><![CDATA[monde]]></category>
		<category><![CDATA[usa]]></category>

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		<description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><em>Billet crois&#233; avec <a href="http://www.pr2peer.net/2009/07/organiser-la-conversation-avant-danimer-la-communaut&#233;.html">PR2Peer</a></em></p>
</p>
<p style="text-align: justify;"><img style="float: left;" src="http://anham.typepad.com/netpo/SMSbanner.jpg" alt="" width="298" height="100" />En anglais, le titre du pr&#233;sent billet serait "Conversation Management comes before Community Management". C'est un des enseignements de la derni&#232;re s&#233;rie de visites entreprises par Barack Obama en <a href="http://www.moscowtimes.ru/article/1016/42/379421.htm">Russie</a>, en Italie et plus particuli&#232;rement au Ghana. On a longuement discouru des <a href="http://www.huffingtonpost.com/zack-exley/the-new-organizers-part-1_b_132782.html">talents de </a><em><a href="http://www.huffingtonpost.com/zack-exley/the-new-organizers-part-1_b_132782.html">community management</a></em> (animation de communaut&#233;) du candidat Obama, pour remporter l'&#233;lection, puis de la Maison blanche, pour faire avancer son programme de r&#233;formes face &#224; un Congr&#232;s jamais soumis, sous sa pr&#233;sidence. Mais au-del&#224; de cette capacit&#233; &#224; mobiliser ses communaut&#233;s de soutiens, les &#233;quipes <em>digital</em> de Barack Obama savent bien qu'il convient &#233;galement de jouer quelques notes de <em>conversation management</em> afin de faire vivre ses diff&#233;rentes interventions et initiatives dans un agenda m&#233;diatique qui ne l'attend pas toujours - nonobstant l'int&#233;r&#234;t ind&#233;niable que Barack Obama suscite encore aupr&#232;s de foules nombreuses partout dans le monde.</p>
<p style="text-align: justify;">Aussi la visite de Barack Obama au Ghana, &#224; l'occasion de laquelle le pr&#233;sident des Etats-Unis a prononc&#233; un <a href="http://www.whitehouse.gov/blog/A-New-Moment-of-Promise-in-Africa/">discours</a>&#160;(disponible en cinq langues) portant notamment sur l'importance d'un &#233;panouissement d&#233;mocratique de l'Afrique pour son d&#233;veloppement &#233;conomique et social, a &#233;t&#233; accompagn&#233;e par un dispositif tr&#232;s adapt&#233; d'animation de la conversation. Outre l'&#233;v&#233;nement cr&#233;&#233; sur <a href="http://www.facebook.com/event.php?eid=101852647137">Facebook</a>, on retiendra surtout la cr&#233;ation d'un <em><a href="http://search.twitter.com/search?q=%23obamaghana">hashtag</a></em> (marqueur) d&#233;di&#233; pour Twitter, sans doute &#224; destination des citoyens am&#233;ricains utilisateurs du service de conversations instantan&#233;es, et bien sur la mise en place d'un syst&#232;me de collecte d'opinions et de messages via SMS &#224; destination des habitants de diff&#233;rents pays africains. Cette derni&#232;re initiative, &#224; laquelle <a href="http://whiteafrican.com/2009/07/02/obamas-new-media-strategies-for-ghana/">The White African</a> a semble-t-il contribu&#233;e, r&#233;v&#232;le la volont&#233; de Barack Obama de cr&#233;er une dynamique de participation, avec des outils adapt&#233;s, aupr&#232;s des citoyens de pays tiers dans le cadre de sa politique &#233;trang&#232;re.</p>
<p style="text-align: justify;">Au final, la Maison blanche nous livre un nouvel exemple de sa strat&#233;gie d'inscription dans les conversations individuelles et leur dynamique, et pas seulement dans les messages diffus&#233;s par les m&#233;dias de masse...&#160;</p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="tweetbutton857" class="tw_button" style="float:right;margin-left:10px;"><a href="http://twitter.com/share?url=http%3A%2F%2Fnetpolitique.net%2F2009%2F07%2F&amp;via=148&amp;text=Organiser%20la%20conversation%20avant%20d%26%238217%3Banimer%20la%20communaut%26eacute%3B&amp;related=&amp;lang=fr&amp;count=horizontal&amp;counturl=http%3A%2F%2Fnetpolitique.net%2F2009%2F07%2F" class="twitter-share-button"  style="width:55px;height:22px;background:transparent url('http://netpolitique.net/wp-content/plugins/wp-tweet-button/tweetn.png') no-repeat  0 0;text-align:left;text-indent:-9999px;display:block;">Tweet</a></div><iframe src="http://www.facebook.com/plugins/like.php?href=http://netpolitique.net/2009/07/&amp;layout=standard&amp;show_faces=1&amp;width=450&amp;action=like&amp;colorscheme=light&amp;font=" scrolling="no" frameborder="0" style="border:none; overflow:hidden; width:450px; height:25px"></iframe><p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><em>Billet crois&eacute; avec <a href="http://www.pr2peer.net/2009/07/organiser-la-conversation-avant-danimer-la-communaut&eacute;.html">PR2Peer</a></em></p>
</p>
<p style="text-align: justify;"><img style="float: left;" src="http://anham.typepad.com/netpo/SMSbanner.jpg" alt="" width="298" height="100" />En anglais, le titre du pr&eacute;sent billet serait &laquo;&nbsp;Conversation Management comes before Community Management&nbsp;&raquo;. C&#8217;est un des enseignements de la derni&egrave;re s&eacute;rie de visites entreprises par Barack Obama en <a href="http://www.moscowtimes.ru/article/1016/42/379421.htm">Russie</a>, en Italie et plus particuli&egrave;rement au Ghana. On a longuement discouru des <a href="http://www.huffingtonpost.com/zack-exley/the-new-organizers-part-1_b_132782.html">talents de </a><em><a href="http://www.huffingtonpost.com/zack-exley/the-new-organizers-part-1_b_132782.html">community management</a></em> (animation de communaut&eacute;) du candidat Obama, pour remporter l&#8217;&eacute;lection, puis de la Maison blanche, pour faire avancer son programme de r&eacute;formes face &agrave; un Congr&egrave;s jamais soumis, sous sa pr&eacute;sidence. Mais au-del&agrave; de cette capacit&eacute; &agrave; mobiliser ses communaut&eacute;s de soutiens, les &eacute;quipes <em>digital</em> de Barack Obama savent bien qu&#8217;il convient &eacute;galement de jouer quelques notes de <em>conversation management</em> afin de faire vivre ses diff&eacute;rentes interventions et initiatives dans un agenda m&eacute;diatique qui ne l&#8217;attend pas toujours &#8211; nonobstant l&#8217;int&eacute;r&ecirc;t ind&eacute;niable que Barack Obama suscite encore aupr&egrave;s de foules nombreuses partout dans le monde.</p>
<p style="text-align: justify;">Aussi la visite de Barack Obama au Ghana, &agrave; l&#8217;occasion de laquelle le pr&eacute;sident des Etats-Unis a prononc&eacute; un <a href="http://www.whitehouse.gov/blog/A-New-Moment-of-Promise-in-Africa/">discours</a>&nbsp;(disponible en cinq langues) portant notamment sur l&#8217;importance d&#8217;un &eacute;panouissement d&eacute;mocratique de l&#8217;Afrique pour son d&eacute;veloppement &eacute;conomique et social, a &eacute;t&eacute; accompagn&eacute;e par un dispositif tr&egrave;s adapt&eacute; d&#8217;animation de la conversation. Outre l&#8217;&eacute;v&eacute;nement cr&eacute;&eacute; sur <a href="http://www.facebook.com/event.php?eid=101852647137">Facebook</a>, on retiendra surtout la cr&eacute;ation d&#8217;un <em><a href="http://search.twitter.com/search?q=%23obamaghana">hashtag</a></em> (marqueur) d&eacute;di&eacute; pour Twitter, sans doute &agrave; destination des citoyens am&eacute;ricains utilisateurs du service de conversations instantan&eacute;es, et bien sur la mise en place d&#8217;un syst&egrave;me de collecte d&#8217;opinions et de messages via SMS &agrave; destination des habitants de diff&eacute;rents pays africains. Cette derni&egrave;re initiative, &agrave; laquelle <a href="http://whiteafrican.com/2009/07/02/obamas-new-media-strategies-for-ghana/">The White African</a> a semble-t-il contribu&eacute;e, r&eacute;v&egrave;le la volont&eacute; de Barack Obama de cr&eacute;er une dynamique de participation, avec des outils adapt&eacute;s, aupr&egrave;s des citoyens de pays tiers dans le cadre de sa politique &eacute;trang&egrave;re.</p>
<p style="text-align: justify;">Au final, la Maison blanche nous livre un nouvel exemple de sa strat&eacute;gie d&#8217;inscription dans les conversations individuelles et leur dynamique, et pas seulement dans les messages diffus&eacute;s par les m&eacute;dias de masse&#8230;&nbsp;</p>
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