Archive | monde

Kony 2012 ou l’avènement du plaidoyer 2.0

TweetKony 2012 ? Qui n’a pas entendu parler de cette vidéo qui a d’ores et déjà fait le tour du monde et qui est officiellement devenue, le 13 mars 2012, la vidéo la plus virale de tous les temps en atteignant les 100 millions de vues en 6 jours. Cette vidéo, réalisée par l’ONG Invisible Children, [...]

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Conférence « Nouveaux médias et prévention des conflits »

TweetMercredi 30 novembre à 18h, nous aurons le plaisir d’animer conférence organisée par la fondation Chirac et la Fondation AFP à Sciences Po sur le thème « Nouveaux médias et prévention des conflits ». Cet évènement s’inscrit dans un cycle de conférences sur le rôle que jouent ou peuvent jouer les médias, quels qu’ils soient, dans la [...]

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Le eG8 au service de la « société civile » ?

Tweet Le forum eG8 qui s’est déroulé cette semaine à Paris a permis de réunir quelques-uns des plus grands noms de l’économie numérique : Mark Zuckerberg, fondateur de Facebook, Eric Schmidt, président non exécutif de Google, Jacques-Antoine Granjon, fondateur de Ventes Privées, Andrew Mason, fondateur de Groupon, Sean Parker, créateur de Napster, etc. (voir la [...]

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Réseaux sociaux et révolutions arabes

TweetRemarque : il est délicat d’essayer d’analyser des phénomènes aussi brûlants que ceux qui secouent aujourd’hui le monde arabe, et ce d’autant plus que j’avoue une large ignorance de la culture politique et internet de ces pays. Pour autant, et à force de lire des articles plus ou moins fouillés sur le rôle qu’aurait ou [...]

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Médias & Révolutions (II) : le mix médiatique

Ce billet est le deuxième de la série « Médias & Révolutions ». Tandis que le premier vous a présenté une mise en perspective historique, allant de Gutenberg à McLuhan et l’émergence des médias numériques, ce billet entend explorer l’impact politique d’Internet dans le cadre de régimes autoritaires à travers le prisme de la révolution du jasmin tunisienne. Plutôt que d’ajouter un énième point de vue au débat « Twitter / Facebook causent-ils des révolutions », je vais pour une fois faire l’économie d’un long billet et vous proposer deux conclusions précises fondées sur une exploration sommaire de la structure du réseau du débat public ayant entouré la révolution du jasmin.

Ce que vous avez raté dans les épisodes précédents

[Désolé, si vous êtes familiers de mes billets ou des conversations que j'aime avoir, vous me connaissez, j'ai du mal à résister à l'ajout d'un minimum d'informations contextuelles]. Avant de passer à des conclusions précises, parcourons les points de vue et analyses qui ont été partagés en référence à la question « Quel a été le rôle (éventuel) de Facebook, Twitter et des médias sociaux aux révolutions du Maghreb et du Machrek ? ».

D’abord vint Evgeny Morozov – qui eut l’intelligence de dégainer en premier etude pousser l’ensemble des commentateurs à jauger son propos. A titre principal, Morozov explique que nous avons tous surestimé le rôle des médias et réseaux sociaux dans ces révolutions. Il soutient que ces technologies constituent en réalité une aubaine pour les régimes autoritaires qui s’en servent pour surveiller leurs opposants et pourchasser les manifestants sans qu’elles se révèlent centrales ni même utiles pour renverser ces régimes.

De nombreux contre-arguments peuvent et doivent être opposés à Morozov. Pour commencer, pourquoi diable des régimes autoritaires chercheraient-ils à restreindre l’accès à Internet ? Ethan Zuckerman se réfère justement à la manière dont le régime tunisien de Ben Ali essaya, fin 2010, de gêner les mouvements de protestation s’aidant d’Internet. En Egypte Internet fut littéralement coupé au plus fort des protestations. Ceci ne milite guère pour la thèse de Morozov. Dans « The Atlantic », Alexis Madrigal dresse un tableau équilibré et étayé de la contribution spécifique de Facebook à la propagation du vent de protestation qui a balayé la Tunisie – grâce entre autres aux initiatives prises par Facebook pour empêcher le gouvernement tunisien de surveiller ce qui s’y passait. C’est Cory Doctorow qui, dans « The Guardian », a effectué la meilleure mise à nu des limites de la manière de voir de Morozov. Entre autres analyses, il émet l’hypothèse que si une information (de portée révolutionnaire) peut se propager au sein de diasporas, ce que Morozov suggère lorsqu’il revient sur le schéma de propagation d’information au sein de la diaspora iranienne en 2009, alors cette information devrait pouvoir se propager de la même manière au sein d’un pays…

Personnellement j’opposerai un argument supplémentaire à Morozov qui fait mine d’ignorer (probablement volontairement tant je le soupçonne d’être trop intelligent pour l’ignorer réellement) la notion de communication à double étage (Two Step Flow of Communication) développée par Lazarsfeld et Katz. En effet Morozov signale (très justement) que Twitter voire Facebook sont peu utilisés en Afrique du Nord (16% des Tunisiens utilisaient Facebook fin 2010, 5% des Egyptiens) et que, quand ils sont utilisés, ils le sont par des citadins aux revenus plus élevés que la moyenne, en tout cas pas par ces chômeurs désenchantés ayant initié des révolutions. Cependant la notion de communication à double étage implique que des idées de toutes sortes se répandent généralement à travers des cercles concentriques en commençant par celui des leaders d’opinion (par exemple connectés aux réseaux sociaux) pour atteindre, à terme, une audience plus large.

Conclusion mineure : Twitter ou la force des liens faibles

Que ce soit en Egypte ou en Tunisie, il est évident que Twitter a facilité la propagation de messages révolutionnaires au sein de différents groupes sociaux. Grâce à sa capacité à connecter des individus venant d’horizons variés, vivant en différents endroits et appartenant à différentes communautés, Twitter est à même d’activer ces fameux liens faibles qui permettent à un message de sortir d’une communauté restreinte ou bien délimitée pour se propager dans un nombre élevé de communautés.

La vidéo suivante révèle les schémas de retweets, faits au moment de l’annonce de la démission d’Hosni Moubarak, autour du marqueur Twitter (hashtag) de la révolution égyptienne : #jan25. Comme on peut l’observer, un nombre limité d’utilisateurs Twitter, chacun étant connecté à différents sous-groupes (sociaux) d’utilisateurs, permettent de faire circuler la nouvelle parmi différentes communautés.

A voir sur http://www.youtube.com/watch?v=2guKJfvq4uI

 

Ce schéma est également visible en Tunisie. Regardons, par exemple, à la position de Slim Amamou sur Twitter (où il est connu sous le nom de @Slim404). Cet ancien opposant et désormais secrétaire d’Etat du premier gouvernement tunisien de l’après Ben Ali a pu réunir un nombre important d’abonnés Twitter autour de lui, dont certains établis à l’étranger, qui ont pu facilement obtenir une information de première main sur le déroulement des événements à Tunis.

Slim Amamou appartient en fait à une communauté relativement restreinte mais très active d’utilisateurs Twitter fortement connectés dont le rôle s’est avéré précieux pour faire passer les messages à différents groupes sociaux en Tunisie ou au-delà des frontières. De nombreux blogs et, indirectement, sites de médias en ligne ont en effet établi des liens avec ce groupe d’utilisateurs Twitter afin d’obtenir, parfois en temps réel, des informations du terrain sur la révolution tunisienne.

Conclusion majeure : c’est le mix médiatique qui compte

Il serait pour le moins téméraire d’affirmer que Facebook et Twitter sont dorénavant les principaux vecteurs médiatiques de notre époque, permettant la propagation d’idées révolutionnaires et de leurs effets – comme il serait téméraire d’affirmer, à l’instar de Morozov ou dans une certaine mesure du sociologue Malcolm Gladwell, qu’ils n’ont qu’un rôle mineur dans ce scénario. A dire vrai Facebok, Twitter, les médias dits traditionnels ou encore les pages Wikipedia importent guère quand ils sont pris isolément. C’est l’inter-relation entre ces sphères qui se révèle intéressante. La capacité de Twitter à propager des informations entre différents groupes, via des liens faibles, n’est que l’étincelle initiale qui permet à des blogueurs et de nombreux journalistes d’exposer les sujets discutés dans l’espace public, tout ceci (avec Wikipedia) constituant le matériau que les utilisateurs Facebook vont partager via des liens forts avec leur proches et amis qui décideront peut-être d’agir à leur tour. L’importance de ce mix médiatique composé de plusieurs sphères apparaît dans cette cartographie – à l’exception de Facebook qui reste, compte tenu de sa nature privative, le plus souvent inaccessible pour ce type d’analyses).

 

Ce mix médiatique peut prendre différentes formes. Les deux combinaisons suivantes forment sans doute celles qui seront le plus souvent observées :
- [Contextes révolutionnaires] : des utilisateurs Twitter propagent, rapidement, des informations via des liens faibles ; des blogueurs et des journalistes commencent à traiter de celles-ci et à les analyser tandis que les utilisateurs Facebook apportent leur crédibilité personnelle à ces informations en les partageant avec leurs proches et amis ;
- [Contextes démocratiques] : des journalistes commencent à traiter certaines informations et à les analyses ; des utilisateurs Twitter les propagent ; des blogueurs apportent des visions alternatives tandis que des utilisateurs Facebook, là encore, apportent leur crédibilité personnelle.

Tous mes remerciements à linkfluence, Guilhem Fouetillou et Moïra Koffi qui ont grandement contribué à l’étude sommaire du web social tunisien. La série « Médias & Révolutions » devait initialement comporter deux billets. Etant donné l’étendue des sujets à traiter j’ai décidé d’ajouter à cette série (au moins) un autre billet – sur l’impact des médias numériques dans des contextes démocratiques – qui devrait être publié d’ici à un mois … ou deux.

Sources & Lectures

Media & Revolutions (I)
Morozov
Zuckerman
Madrigal
Doctorow
Gladwell
Tufecki (sur les liens forts et les liens faibles)
Tufecki (sur des révolutions sans leaders)
Gephi (visualisation de la structure du réseau Twitter autour de la révolution égyptienne)

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Tunisie : relativiser le rôle de Twitter, Facebook et Wikileaks

Quelques liens utiles sur la révolution en Tunisie et le rôle (ou absence de rôle) de Facebook, Twitter et bien sûr Wikileaks :

  • The First Twitter Revolution? : Ethan Zuckerman sort la citation qui résume tout « Tunisians took to the streets due to decades of frustration, not in reaction to a WikiLeaks cable, a denial-of-service attack, or a Facebook update. »

 

 

 

  • Tunisians Document Protests Online : le New York Times documente les différentes manifestations d’activisme en ligne, certaines sensationnelles, des jeunes tunisiens.

 

 

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Si Facebook était une Nation – en infographie

Pour faire suite à nos billets « L’ère des Réseaux Nations » et « Facebook amplifie le storytelling et se cherche des héros UGC », voici une infographie des plus convaincantes du blog américain FlipTop que nous relayons ici :

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Facebook amplifie le storytelling et se cherche des héros UGC

[Edit 20 juillet 2010 : Facebook stories est en ligne ici http://stories.facebook.com/ ]

Il y a quelques mois, nous nous prêtions à une réflexion raisonnée et théorique sur la nature de facebook et sa similitude très proche avec celle d’une Nation (cf l’article « L’ère des Réseaux-Nation »). C’était à l’occasion d’un évènement sans précédent : Facebook allait dépasser les 350 millions de membres, et clamait crânement la superiorité numérique de « sa population » sur celle des Etats-Unis.

Ce n’était qu’une miette de l’appétit de l’ogre Facebook : en effet, en ce dimanche 18 juillet, Kara Swisher nous apprend que Facebook va bientôt dépasser les 500 millions de membres. Mais ce n’est pas tout, Kara Swisher nous révèle aussi une confidence de Zuckerberg (Ndlr : le patron de Facebook) selon laquelle, pour la première fois, le réseau va célébrer ce nouveau cap en mettant en valeur, sur un site dédié appelé « Facebook stories », 200 « histoires » de ses membres.

En abandonnant une communication par les chiffres qui devient désuète du fait de l’impossible comparaison avec d’autres nations (ce type de communication reviendra peut-être quand facebook pourra se comparer à l’Inde ou la Chine), Facebook tente aussi de passer à un nouveau stade de l’édification mythologique de son réseau en s’appuyant sur la technique du storytelling : raconter des histoires pour fortifier encore les bases du réseau-nation. Le Storytelling consiste à faire émerger au sein des organisations mêmes une ou plusieurs histoires à fort pouvoir de séduction et de conviction. Ces histoires, qui peuvent être réduites à des anecdotes ou étendues à des discours entiers, servent de vecteurs pour faire passer des messages plus complexes et qui sont transmis avec plus d’efficacité, selon le principe que pour parler à la tête, il faut souvent d’abord toucher le coeur. Autrement dit passer par l’émotion pour atteindre la raison.

Avec « Facebook stories », Zuckerberg cherche des héros à son réseau. Tout comme les nations élèvent des statues à leurs grands hommes, le réseau-nation promeut les histoires de ses héros UGC (pour User generated Content). Autant de piedestaux digitaux édifiés afin d’affermir le sentiment d’appartenance des membres, et pour servir l’incroyable ambition de Facebook : devenir la première nation du Monde

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